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Au cœur des hallucinations [chap.4]

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Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Sam 22 Mar - 12:16

Bien voilà après la perte de ma première fan-fiction, je m'étais mise à écrire une autre fiction. Pas du tout dans le même registre, un peu plus dans le domaine du fantastique. Donc je viens vous poster cette toute nouvelle fan-fiction, en espérant qu'elle vous attire et vous plaise.

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[Disclaimer] Les personnages de série/film ne m'appartiennent pas, je ne tire donc aucun profit de mes écris et créations.




Au cœur des hallucinations

Genre : Drame, Fantastique

Rating : A définir..

Résumer : Annie est une petite fille pas comme les autres. Il s’avère qu’elle possède un pouvoir d’une grande beauté, mais très exploitable et surtout très dangereux. Ses parents, apeurés, l’ont finalement fait hospitaliser pensant à une maladie et fut internée dans un asile, l'Eichen House, le 12 février 2002, après un accident. Beaucoup d’épreuves l’attendent, elle devra faire face à ses pires cauchemars et échapper à une organisation, qui tente d’exploiter son don.

Fiche des personnages : En constructions.


Annie : Petite fille de 12 ans, récemment hospitalisée pour trouble mentaux et hallucinations. C’est parents sont terrifiés de ce dont elle est capable de faire. Elle fut internée suite à un accident.



Sarah : La tante (côté maternel), elle a récemment obtenu son doctorat en médecine, elle sera un personnage clé à ce récit.

Lucie : Mère d’Annie, elle aura une part importante aussi dans ce récit.



Enzo : Le soit disant ami imaginaire d'Annie depuis 2 ans, mais pas seulement. Il s'avère qu'il est aveugle mais voit plus loin que n'importe qui. Il aidera Annie tout au long de son parcours à l'Eichen House.

Kade : Dirigent d’une organisation secrète qui semble être un peu trop intéressée par Annie et ses dons.


Dorian : Bras droit de Kade. Agent très expérimenter sur le paranormal.

Loki : Chien de Sarah (Berger Islandais), fidèle compagnon. Il s’attachera très vite à Annie.


Phoebe : Fiancée de Jérémy par conséquent, belle-mère d’Annie. Elle cache un secret et sera un allié dans le récit.

Jérémy : Père d’Annie et fiancé de Phoebe, ex de Lucie. Il fera de mauvais choix pour protéger les siens.


Charlie : Petit garçon de 13 ans qui lui aussi fut interné dans le même établissement un an auparavant.Lui et Annie deviendront très vite amis et Charlie lui apprendra qu’elle n’est pas malade.


G.I.S : (Ghost International Society) Organisation qui exploite de jeunes prodiges possédant des dons plus rare les uns que les autres dans le seul but d’avoir le pouvoir sur le monde.


Chapitres :

  • ◊ Prologue en ligne
    ◊ Chapitre n°1 en ligne
    ◊ Chapitre n°2 en ligne
    ◊ Chapitre n°3 en ligne
    ◊ Chapitre n°4 en ligne
    ◊ Chapitre n°5 A venir...



Dernière édition par Kila le Lun 21 Avr - 23:15, édité 10 fois
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Sam 22 Mar - 18:27

Mon prologue est posté, alors j'ai rarement l'habitude d'en faire mais bon je voulais essayer. Donc voilà. J'espère qu'il vous plaira et vous donnera envie de continuer à me lire.

Le chapitre 1 devrait être poster demain ou après demain dans la soirée.


◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊


~ 21 avril 2008 ~

« Je n’ai pas vraiment envie d’en parler, cette période de ma vie n’était pas des plus enjouée.
- Tu peux m’en parler, je ne te jugerais pas tu le sais.
- Je le sais. On se voit presque tous les jours maintenant, je commence à m’habituer à vous.
- Hum c’est vrai.
- Je ne parlais pas de vous.
- De qui est-ce que tu parles alors ?
- Je parle des autres…
- Des autres ? Quels autres, Annie ?
- Ceux qui nous regardent… Ils sont tout prêts. J’arrive à sentir leur respiration qui s’affole, leur pou s'accéléré, ils savent que je les vois.
- Est-ce que tu les connais ?
- Non, je ne les ai jamais vus. Ils me sont inconnus et eux non plus ne me connaissent pas.
- Hum je vois, racontes leur dans ce cas, montre leur qui tu es vraiment.
- Comment je sais si je peux avoir confiance ?
- Eh bien si tu penses que non, rien ne t’obliges à leur raconter. Mais pourquoi seraient-ils là à attendre toute l'histoire ?
- Je ne sais pas… »

Je regardais tout autour de moi, la psychologue était assise en face de moi, l’air certain, elle avait un cahier et un stylo, elle écrivait tout ce que je disais, mon comportement, la façon dont je parle. Je me suis  donc décidée à  finalement m’ouvrir à elle et bien sur à vous qui observez.

Je peux vous dire que j’en ai souffert pendant beaucoup d’années. Mes parents ne me croyaient pas quand je leur disais que je voyais des choses, des choses plutôt étranges, que j’entendais des gens murmurer à mon oreille. Ils pensaient que j’étais folle, que j’allais finir comme ma grand-mère, à airer dans les rues, à murmurer des absurdités, à dessiner des démons et autres fantaisies du genre sur les murs. Des symboles « sataniques » d’après mon grand-père.

Rien de tout ceci n’était pas anodin, rien de tout ceci ne venait du mal. Ma grand-mère avait ce don, elle pouvait voir des choses, entendre des choses que les humains normaux ne pouvaient entendre et voir. Et dès lors de ma conception, j’ai hérité de ce don. Je n’imaginais pas à quel point ça allait me causer des problèmes, surtout avec cette organisation que ma grand-mère fuyait sans cesse. Elle devait à chaque fois déménager, d’une ville à l’autre afin de s’en libérer, afin de sortir de son radar. Mon grand-père avait du mal à suivre, il n'en pouvait plus et fini par l’a quitté. J’ai plus tellement entendu parler d'elle après ça. Je ne savais même pas si tout ceci était vrai du moins pas jusqu’à ce que, moi-même, je ressente ce qu’elle ressentait.

Je ne voulais pas que ça arrive aussi à mes parents. Je ne voulais pas.

Ils étaient tout pour moi, mais je leur ai fait tellement peur, tellement de mal, qu’ils ont fini par me faire interner dans un asile de fou. Ma mère ne pouvait pas supporter l’idée que je devienne comme elle, comme ma grand-mère. Ce n’était pas de ma faute. Je ne voulais pas faire ça. C’était un accident. Je voulais juste les prévenir, mais ils ne m’ont pas écouté. Après ça j’étais la cible ouverte du G.I.S, cette même organisation qui traquait ma grand-mère pendant toutes ces années. J’étais devenue une cible facile pour eux. Mais mes parents n’en savaient rien, je ne pouvais pas les haïr pour ça. Ils ignoraient tout de mon don, ou plutôt ne chercher pas à en apprendre plus.

« Vous prenez des notes tout le temps ?
- Continue Annie, continue. »

Dans un élan de soupir je me suis replacée dans le fauteuil. Cela se sentait que j’étais stressée, je n’arrêtais pas de frotter mes mains, d’entrelacer mes doigts, je regardais à droite, à gauche. J’entendais l’encre de son stylo s’étaler sur la feuille. J’avais des sueurs froides.

« Annie ? Est-ce que ça va ?
- Je ne me sens pas très bien… On est vraiment obligé de continuer ?
- Tu préfères qu’on reprenne un autre jour ?
- Non… Fin je ne sais pas.
- Tu n’as rien à craindre ici, tu es chez toi. Les gens qui t’observe ne te feront pas de mal, ils veulent juste des réponses.
- Ok.
- Tu peux poursuivre vas-y, continue. »

Ma mère était tellement anéantie de me voir dans cette maison de fou, même si elle y était contrainte de m’y interner. Mon père lui n’avait que faire de moi. Depuis cet accident, il pensait que j’étais rien d’autre qu’un poids pour eux, pour tout le monde. Il ne reconnaissait plus ça petite fille. Ma mère ne le supportait plus. Elle n’aimait pas comment il parlait de moi. Une mère ça a constamment ce besoin d’aider, d’épauler, de défendre son enfant. Et ils ont fini par divorcer. Je ne voulais pas ça. Je me hais moi d’avoir engendré tout ça. Je le méritais peut être. C’était peut-être mieux comme ça.

J’ai donc passé les deux années qui ont suivit mon 13eme anniversaire dans cet horrible établissement. Mais avant que je vous parle de la fin, pourquoi pas débuter là où tout à commencer ? Vous le voulez, je le sais, vous voulez savoir ce qu’il s’est réellement passé. Eh bien ne partez pas, rester bien assis et lisez. Toute l’histoire vous sera révélée.
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par tvd/tw/pll le Sam 22 Mar - 19:15

Je suis trop heureuse que tu commence une nouvelle FF bien que je n'ai pas lu la première :hum:  Embarassed 
Ce prologue donne vraiment envie de poursuivre ! Smile
J'adore l'intrigue, les personnages que tu as choisis, vraiment hâte de savoir toute l'histoire bounce
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Prescilla.W le Dim 23 Mar - 16:19

Ouh la la ce prologue de fifou !  Shocked 
J'ADORE ! C'est vraiment intrigant !
J'ai hâte de lire tous sa ! Very Happy

Évidement, pas besoin de préciser que je te suis ! ♥️
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Dim 23 Mar - 17:21

Merci beaucoup les filles ! ♥ Je suis ravi qu'elle vous plaise et que ça vous entraîne à poursuivre.
Le Chapitre 1 est posté !

Le deuxième est en préparation donc si je le fini demain il sera posté après demain.


◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊


Tout commença alors qu’elle n’était encore qu’un petit bébé dans le ventre de sa mère.

Lucie, âgé d’une vingtaine d’années n’aurait jamais pensé vivre cet instant-là un jour. Elle était presque à la fin de sa grossesse. Le bébé ne tardait pas à arriver. Ils n’avaient pas demandé le sexe de l’enfant, ils voulaient avoir la surprise. Mais la surprise fut des plus intrigantes quand Lucie commença à ressentir des migraines, de fortes bouffées de chaleur. Elle était souvent épuisée et parfois même s’imaginer des choses qui n’étaient pas fondées. Elle crut à des hallucinations. Or, un jour, il s’avéra que les faits étaient vrais, réels. Elle eut trop peur pour affronter cette réalité. Elle pensait qu’elle était malade, que ça affecterait le bébé. Elle ne le voulait pas. Jérémy, son mari, ne comprenait pas ce qui lui arrivait, tout ce qu’il voulait c’est que cela cesse. Il ne reconnaissait même plus sa femme.
Elle consulta les meilleurs médecins de la ville, mais aucuns ne suent ce qu’elle avait. Ils pensaient à une folie passagère en vue de cet accouchement. Le couple était en colère et accablait à l’idée de perdre leur enfant. Lucie avait déjà subi ce genre de comportement auparavant avec sa mère et ne pouvait supporter qu’elle devienne comme elle.
Lucie continua d’espérer que tout ceci s’arrête. Elle n’osa prendre les antibiotiques prescrits par les médecins, de peur de blesser l’enfant. Il ne lui restait plus beaucoup de jours, d’heures, avant qu’il n’arrive. Elle se devait de tenir jusqu’à ce jour.


# Jour J #

Elle était encore plus pâle. Son mari, lui aussi en devenait malade. Puis ça arriva. Lucie commença à ressentir des contractions. Elle se recroquevilla, endurant cette douleur insupportable. Elle ne pouvait plus bouger. Jérémy paniqué, appela l’hôpital. Stressé, il essaya tant bien que mal de décrire la situation.

« S’il vous plaît, ma femme souffre, vous devez venir. Elle est tombée, elle tremble, je crois qu’elle a des convulsions… elle a mal. Faites vite, je vous en prie !
- Qu’a-t-elle au juste ?
- Mais vous ne m’écoutez donc pas, je vous dis qu’elle souffre. Elle a des contractions !
- Très bien calmez-vous monsieur, on vous envoie une ambulance au plus vite.
- Merci, j’habite aux 6 Bel Street. Faites vite ! »

Il raccrocha, posa le téléphone par terre, s’agenouilla près de sa femme et la prit dans ses bras. Il était incapable de l’aider. Elle criait de souffrance. Elle en devenait presque rouge. Son visage était crispé, agonisant, elle prononça quelques mots.

« Tu dois me promettre qu’il ira bien.
- Arrête de parler, tu t’épuises.
- Promets-le-moi, je veux que tu me le promettes.
- Je te promets tout ce que tu veux ma chérie mais ne dit rien, s’il te plaît, les secours sont en chemin.
- Jérémy… Dit-elle à bout de forces. »

Elle était de plus en plus faible, des larmes coulaient le long de ses joues. Essoufflée, elle perdit connaissance. Jérémy était accablé, il ne voulait pas la perdre. Ces jambes étaient ensanglantées, elle avait peine à respirer. La sirène des secours s’entendait au loin, une petite lueur d’espoir s’installait dans son regard. Il la déposa au sol et courut chercher les secours.


# 1 jour plus tard #

Lucie se réveilla, Jérémy était assis près d’elle, sa tête sur le lit d’hôpital, il était tombé de fatigue après ces deux nuits agitées. Lucie n’arrivait pas à bien distinguer où elle était, il faisait trop sombre mais elle sentit la chaleur de son époux sur sa main. Elle tourna la tête dans l’espoir de voir un petit bébé. Mais elle ne vit personne excepté son mari.

« Jer…Jérémy. Dit-elle difficilement. »

Elle serra tant bien que mal la main de Jérémy, ce qui le réveilla.

«  Hum… Lucie ? Hey, ma chérie, comment tu te sens ?
- Où il est ?
- Ne t’inquiète pas, repose-toi.
- Où il est Jer ?
- Hum. Soupira-t-il.
- Jérémy ?!
- Il va bien d’accord, ils l’ont placé avec les autres bébés après l’accouchement.
- Pourquoi ils ne l'ont pas laissé ici ?
- Tu étais trop faible pour qu'il le laisse. Je leur ai dis qu'il serait mieux avec les autres en attendant que t'aille mieux. »

Soulagée d’entendre cette nouvelle, elle ne pouvait s’empêcher de sourire, de laisser partir toutes ses craintes, le bébé était né et elle n’avait pas de raisons de s’inquiéter.

«  Il ? Ça veut dire que c’est un garçon ?
- Euh non c’est, c’est une fille.
- Une fille ? Dit-elle avec le sourire.
- Oui, je ne lui ai pas donné de nom, j’attendais que tu te réveilles pour ça.
- Tu aurais pu, ton choix est aussi le mien tu sais... Dit-elle après avoir toussé deux fois.
- D’accord quand tu iras mieux, on ira lui donner un nom. En attendant repose-toi. Dit-il lui rendant ce sourire. »

Lucie n’avait pas mangé depuis 1 jour, elle commençait à avoir faim. Elle n'arrêtait pas de tousser également, comme si quelque chose la déranger au fond de la gorge. Jérémy alla lui chercher un verre d’eau afin que ça lui passe. Quand soudain, à son retour, les voyants des appareils commençaient à s’affoler. Les bips devenaient de plus en plus alarmants. Lucie commença à ré-avoir des convulsions. Jérémy ne comprenait pas, les médecins sont arrivés dans la pièce en urgence et l’ont sortie de là pour pouvoir examiner Lucie.

«  Qu’est-ce qu’elle a ?! Qu’est-ce qu’il lui arrive ?! Elle allait bien y a deux minutes !
- Monsieur, je vous en pris, sortez. Laissez nous faire.
- Quoi non je veux…
- Monsieur s’il vous plait. »

L’infirmière le sortie de la pièce et referma la porte derrière elle. Jérémy était perdu, tout était au ralenti autour de lui, il ne savait plus quoi faire. Il vit partir d’autres infirmiers et médecins en direction de la nurserie. Il sentit un mauvais pressentiment et alla voir.

Arrivé sur place, il vit son enfant entouré par tous ces médecins. Il ne comprenait pas, l’enfant avait aussi fait une crise. Il était désemparé. Il se laissa tomber le long du mur. La tête entre ses mains, il pria que sa femme et sa fille survivent. Il tourna la tête et vit un jeune garçon prêt de la nurserie observer les médecins. Il avait une main sur la vitre. Jérémy ne voyait pas son visage, mais il devait approcher les 14 ans. En se relevant il le perdit de vue et le jeune homme n’était plus là.

Les chances étaient minimes mais après une heure acharnée, Jérémy reçu enfin des nouvelles.

«  Monsieur Hasting ?
- Oui… ? Comment va-t-elle ?
- Ses jours ne sont pas comptés, vous pouvez être rassuré.
- Rassuré ? Je suis tout, sauf rassuré. Ma femme et ma fille étaient sur le point de mourir !
- Je comprends votre inquiétude, mais tout va bien, elles sont saines et sauves. Vous n’avez plus rien à craindre.
- Je veux savoir ce qui s’est passé, vous allez me dire ce qui s’est passé !
- Je ne peux pas, je ne comprends pas moi-même ce qui s’est passé, l’état de votre femme était vitalement correct. Rien n’aurait pu penser qu’elle ferait une crise.
- Et pour ma fille ?
- Je l’ignore également, c’est comme si…
- Si quoi ?
- C’est comme si votre fille avait ressenti ce que votre femme a ressenti.
- Quoi ? Comment ça ? Qu'est-ce que vous me dites ?
- Je sais que ça peut vous paraître insensé, mais les deux ont eu une même crise, en même temps, ou voir quelques secondes après dans le cas de votre fille.
- Vous savez quoi, je ne veux plus rien entendre, je veux voir ma femme.
- Elle est dans sa chambre, vous pouvez la voir, cependant, elle est très faible donc laissez-lui le temps.
- Oui bien sur. »

Jérémy, énervé de ce qu’il venait d’entendre, alla rejoindre sa femme. Lucie était perfusée de partout, elle avait un masque à oxygène et était toute pâle. On aurait presque dit, eh bien, un cadavre qui respirait. Jérémy ne put s’empêcher de pleurer. Il n’avait pas pensé à aller voir sa fille, pour lui sa femme était tout.

Et si le médecin avait raison ? Si sa fille pouvait ressentir ce que ressentait sa mère ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi est-ce que ça leur est arrivé ? Beaucoup de questions vous rongent, n’est-ce pas ? Ne vous inquiété pas vous le saurez bien assez tôt.


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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Prescilla.W le Dim 23 Mar - 17:30

OMFG ! Le stress de fifou ! Shocked
J'adore ton écriture, vraiment, c'est fluide j'adore !
Une crise au même moment ? Shocked C'est impressionnant !
J'ai hâte d'en savoir plus ! Very Happy Vivement la suite !
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Lun 24 Mar - 14:28

Merci beaucoup ma Presci Very Happy♥️
Ah si tu as trouvé ça stressant ça va :Ples sensations passe bien alors.

Le chapitre 2 est terminé et donc posté ! Very Happy
Le 3 est en cours d'écriture.

◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊


Ses jours n’étaient plus comptés disaient-ils, mais Jérémy avait toujours la crainte qu’elle refasse une crise. Cela faisait maintenant 7 jours que sa femme et sa fille étaient hospitalisées. Chaque jour ne passait sans qu’il soit auprès d’elles. Lucie avait retrouvé ses capacités motrices et allait souvent voir sa fille. Elle l’a trouvé vraiment adorable. Et aucun jour n’était plus beau que lorsqu’ils étaient les trois réunis. Les infirmiers en charge dans la nurserie n’en revenaient pas de cette petite qui était aussi sage, qui ne pleurait qu’à de rares occasions et de sa capacité à vite s’adapter au monde qui l’entourait.

« Regarde comme elle est belle.
- Oui tout comme ça mère. Dit Jérémy en regardant tendrement sa femme.
- On ne lui a toujours pas donné de nom.
- C’est vrai. Que penses- tu de Juliette ?
- Non trop gné.
- Alors Clarissa ?
- Non c’est le deuxième prénom de ta mère… Une qui le porte ça suffit je pense.
- Ok dit moi alors. Tu veux quoi comme prénom ?

Elle réfléchissait. En vain, ils n’arrivaient pas à se décider.

«  Que penses-tu de Aline ?
- C’est un vrai prénom ça ? Dit-il sarcastiquement.
- Bon et alors que penses-tu de…  Annie ?
- An… Ah oui, Annie c’est bien.
- C’est parfait. »

Les deux jeunes mariés avaient enfin trouvé le prénom de leur fille, Annie. Il était déjà l’heure du repas. Ils regagnèrent la chambre de Lucie pour savourer autre que de la soupe de légume préchauffée. Jérémy, lui, alla chercher deux  de leurs sandwichs déjà préparé en bas, à la cafétéria.  Il remonta et vit à nouveau ce petit garçon marcher dans le couloir de la section pédiatrie. Il s’est arrêté pour l’observer, attendant qu’il se retourne pour voir son visage. Ce jeune garçon portait un sweet-shirt gris clair à capuche, il était brun, assez mystérieux. Jérémy continua de la dévisager. Le jeune longeait le mur tout en le tapissant de sa main.

Jérémy sursauta à la venue d’une femme de ménage. Il détourna son regard du jeune garçon, quoi 10 secondes, qu’il n’était déjà plus là. C’était très flippant, et ça l’intrigua beaucoup.
Il remonta aussitôt rejoindre Lucie pour manger, bien que la jeune femme avait déjà commencé.

« Bin t’aurais pu m’attendre. Dit-il en rigolant.
- Pardon mais j’avais trop faim et ce blanc de poulet m’appelait si tu savais.
- Ouai, ouai c’est ça. Trouve-toi des excuses vas-y.
- Mais pas du tout. Tu le sais bien voyons. Dit-elle en s’approchant de lui et l’embrassa. Et toi t’as pris quoi ?
- Euh jambon beurre et poulet crudités.
- Tu me feras goûter le poulet crudité ?
- Hum je sais pas, je sais pas.
- Hey ! »

Les heures défilées, tout ce dérouler tel un conte de fée pour la jeune petite famille. Annie était confortablement bien installée, elle ne faisait pratiquement que dormir. Les infirmiers éteignirent les néons de lumière et laissa place à une douce musique qui endormit pratiquement toute la nurserie.

Soudain dans l’obscurité y était cachée une jeune silhouette. C’est yeux était blanc, il rayonnait dans cette pénombre. Son regard était fixe. Il ne bougeait pas. Il écoutait. Ou bien il surveillait ? Peu importe ce qu’il faisait, il ne pouvait détacher son regard d’elle. Le battement de ses paupières tendait à croire qu’il était calme, apaisé. Mais qui était-il ? Comment était-il parvenu à entrer sans que les infirmiers ne le voient ? Plutôt étrange. Cela se rattachait beaucoup au comportement du jeune garçon de tout à l’heure vous ne trouvez pas ?

Et bien oui, il s’agissait bien du même garçon, solitaire, qui se fondait dans la masse tel un caméléon. Les médecins ne savait pas qui il était, il y a des années de cela, son père et lui avaient été hospitalisé après un incendie qui avait ravagé leur maison. Personne n’a jamais su ce qu’il c’était passé ce jour là. Depuis il veillait dans tout l’hôpital, il connaissait chaque recoin comme si il y habitait depuis toujours. Mais le plus impressionnant, c’est qu’il était aveugle. Il n’arrivait à distinguer aucune forme, aucune silhouette, rien, il se guidait juste aux sons qui l’entourait. Et le plus impressionnant c’est qu’hormis ce détail, il voyait aussi loin qu’un être humain dont la vue était normale. Comment cela était-il possible ? Avait-il lui aussi un don ?

Il sortit de l’ombre et s’approcha doucement sans réveillait les autres. Il prit délicatement la petite main fragile d’Annie dans la sienne. Elle ouvrit difficilement les yeux. Elle n’était pas terrifiée, elle le regardait comme si il était de la famille. Ses yeux écarquillés, deux vraies perles observaient le jeune garçon. Il lui fit un petit sourire.

« N’ait pas peur. Je suis ton ami, je suis là pour toi. Dit-il en chuchotant. »

La petite bougea les pieds et les mains naturellement. Le jeune garçon était attiré par cette petite personne. Comme si le destin en avait décidé ainsi. Ces deux êtres avaient déjà tissé un lien très fort. Mais pourquoi Annie ?

Jérémy, le père de la petite, ne dormait pas encore. Il était resté dans la chambre de sa femme le temps qu’elle s’endorme puis quitta la pièce et alla en direction de la nurserie. Le jeune garçon y était toujours, tenant la main d’Annie. Jérémy arriva dans le couloir, la nurserie était tout au bout. Il était à moitié endormi et vit quelqu’un dans la pièce. Il commença à accélérer le pas. Il avait reconnu le sweet du jeune garçon.

« Hey !! Qu’est-ce qu’il fait ? Infirmiers ?! »

Le jeune garçon releva la tête. Il se tourna vers Jérémy doucement. Ce dernier eu un moment d’hésitation puis le jeune baissa les rideaux afin de s’isoler. Jérémy accéléra à nouveau et força la porte de la nurserie. Le jeune garçon n’y était plus, tous les bébés se mirent à pleurer. Les infirmiers arrivèrent ensuite.

« Mais qu’est-ce qu’il vous prend ?
- Ce qui me prend ? J’ai vue un jeune garçon dans la salle, il…
- Personne n’était là monsieur.
- Puisque je vous dis que je l’ai vu. Je ne l’ai pas inventé.
- C’est impossible, nous avons des caméras dans la pièce, on l’aurait remarqué si il y avait eu quelqu’un vous ne croyez pas ?
- Des caméras ? Dit-il surpris.
- Oui. Dit l’infirmière en lui montrant du doigt les deux caméras d’angle.
- Je ne comprends pas… Je vous assure que j’ai vue un garçon, il était là, tout près de ma fille.
- Depuis quand n’avez-vous pas dormi monsieur ?
- Euh… depuis hier pourquoi ? Dit-il incertain.
- Vous êtes sur de bien dormir les nuits ? Vous avez peut-être eu une hallucination.
- Vous pensez que je suis fou ?
- Je n’ai pas dit ça.
- Mais vous le pensez.
- Monsieur.
- Laissez tomber, je retourne me coucher.
- Oui c’est surement une bonne idée. On vous préviendra si on voit quelque chose. »

Jérémy sortit de la salle et retourna auprès de sa femme. Il était pas du tout rassuré, et très frustré. Sur le chemin il s’arrêta au guichet de l’étage et demanda un renseignement concernant ce jeune garçon.

«  Excusez-moi, je peux vous demander un renseignement ?
- Oui, bien sur, je vous écoute.
- Voilà, j’aimerais avoir des renseignements sur un certain jeune garçon qui aurait été hospitalisé ici.
- Oui, vous avez son nom ?
- Euh, non justement j’aurais aimé le savoir.
- D’accord, mais si je n’ai pas de nom je ne pourrais pas vous aider. Vous savez combien de jeune on a hospitalisé ces dernières années ?
- Oui je comprends. Peut-être vous saurez qui s’est si je vous le décris ?
- Je peux toujours essayer mais je ne vous promets rien.
- D’accord, alors voila, il a à peu près 14 ans, il porte un sweet-shirt gris clair, avec une capuche, il est brun et…
- Et ?
- Il… il avait les yeux blancs. Peut-être était-il aveugle, je ne sais pas ?
- Aveugle, vous dites ?
- Oui, ça vous dit quelque chose.
- Eh bien nous avons hospitalisé un jeune garçon aveugle il y a 4 ans de cela, mais…
- Mais quoi ?
- Il est décédé 2 jours après son hospitalisation.
- Comment ça, décédé ? C’est impossible.
- Je peux vous assurer que c’est la vérité.
- D’accord, je… je vous remercie du renseignement… Dit-il, perturbé. »

Il s’agissait alors d’un mort ? Mais comment il aurait pu le voir ? Et la petite Annie, comment a-t-elle pu le touché ? C’est à n’y rien comprendre. Jérémy ne savait plus où donner de la tête après cette nouvelle.


Dernière édition par Kila le Mer 26 Mar - 15:26, édité 1 fois
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Prescilla.W le Lun 24 Mar - 16:33

OUAH Shocked
Le petit est mort ! Comment Jeremy l'a vu ? ôO
Ouh la la vivement la suite :O

Juliette prénom trop gné ! MDRRR la tu m'a tué ! Razz
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par tvd/tw/pll le Lun 24 Mar - 17:32

Super ces deux premier chapitres, très bien écrits Smile
Beaucoup de questions, j'ai hâte de découvrir les réponses !
C'est stressant comme dit Prescilla, surtout dans un hôpital ^^
Ah oui j'était Laughing quand j'ai vu "Juliette, trop gné"
Continue comme ça...
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Blue Moon. le Lun 24 Mar - 21:10

Mon Kiwi... :amour: 

Comme tu le sais déjà je suis super contente que tu postes ta fanfiction... :love: 
La présentation est magnifique, et les affiches whaou... ♥️

L'histoire m'intrigue vraiment et tes premiers chapitres sont déjà superbes, vraiment hâte de lire la suite ! bounce :respect: 

Des bisous ma Ju' continue surtout ! Wink
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Mer 26 Mar - 11:06

Merci les filles ! Very Happy ♥️
Et encore Mathilde, ce n'est qu'un hopital, attend d'etre dans l'Eichen House Razz
Merci ma Lolo pour les affiches Wink

Désolée je n'ai pas eu le temps de continuer mon 3eme chapitre hier, je l'ecris aujourd'hui et avec un peu de chance il sera la ce soir, ou sinon demain.
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Aure le Mer 26 Mar - 15:59

Je trouve tes chapitre très intéressants, les ambiances sombres c'est mon truc du moins en lecture Smile

Après l'idée de la petite fille Annie en personnage centrale est très bien je trouve, ça change pas mal je trouve, j'apprécie.


J'ai hâte de voir ce que donne l'Eichen house et en quoi elle est spéciale !
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Mer 26 Mar - 16:18

Merci Aure pour ton commentaire ;)C'est gentil ! Et oui Annie est un peu le centre du récit. Mais pourquoi ? Wink

Chapitre 3 posté. J'espère qu'il vous plaira.
La 4 n'est pas encore écrit, mais j'y réfléchis Wink


◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊


~ 11 Septembre 1992 ~

« Enzo !! Entendit-il s’approcher au loin. »

Enzo se retourna et le jeune homme qui le suivait, le fit tomber en lui donnant un coup d’épaule. Il avait son sac ouvert et toutes ses affaires se sont étalées telles des serpillères sur le sol. Les élèves y marchaient dessus et n’eurent pas l’intelligence de l’aider à se relever, il était invisible des autres élèves.

Enzo n’était pas vraiment aimé. Hormis la psychologue qu’il voyait chaque matin à son arrivée à l’école. D’ailleurs, ils pensaient tous qu’il était cinglé. Il était toujours tout seul et selon certaines personnes, il serait un descendant du mal. Allez savoir pourquoi, c’était un garçon des plus ordinaires. Il vivait dans une petite ferme avec son père et ne cherchait vraiment pas les ennuis.

Il devait retrouver la psychologue ce jour là, arrivé dans le couloir, il se fit traiter de tous les noms possibles et inimaginables. Beaucoup parlait sur sa famille. Ils ignoraient tout de lui, mais parlait quand même. Il en faisait abstraction malgré qu’il en fût tout autant blessé.

« Oh regardait, l’attardé mental va voir madame Hopkins !
- T’as vu sa veste, il sort d’où se mec ? Chuchota une fille à son amie.
- Je sais pas, peut-être que c’est parents n’avaient plus assez d’argent pour lui payer.
- Ouai à se qu’on dit son père est alcoolique.
- Pff moi je pense plutôt que c’est sa mère… »

Sa mère était décédée suite à son accouchement. Il avait aussi perdu sa sœur dans un accident de voiture. Sa famille était comme suivit d’une malédiction. Sa mère il ne l’a pas connue et sa sœur, elle avait 18 ans quand elle est morte. Il n’en parlait pas beaucoup, de sa famille. A n’importe qui, même à la psychologue de l’école. C’est aussi pour ça qu’il ne voulait pas d’amis.

Il accéléra le pas jusqu’à la salle de la psy. Il entra et referma la porte sèchement en laissant tomber sa tête contre cette dernière. Une larme tomba sur le sol. La psy se leva de son siège.

« Enzo ? Est-ce que ça va ?
- Oui je vais bien madame. Dit-il en se retournant tout en prenant une grande inspiration. »

Il prit place sur une des deux chaises en face le bureau de la psy. Elle ouvrit un de ses tiroirs et pris le dossier du jeune garçon, qui faisait bien 10 centimètre d’épaisseur.

«  Alors comment c’est passé ta journée aujourd’hui.
- Comme chaque journée, depuis le premier jour que je vous vois.
- Hum tu n’as pas essayé de t’intégrer ?
- M’intégrer ? Dit-il en rigolant. Je n’accepterais jamais de m’intégrer ici, ni ailleurs.
- Pourquoi ?
- Parce que…
- Enzo, raconte-moi un peu ce qu’il s’est passé avant que t’arrive.
- Il s’est rien passé…
- Tu en es sur ? Donc tu t’es précipité sans aucune raison dans mon bureau.
- Madame Hopkins, vous êtes la seule personne à qui je parle dans ce collège. Je pense que c’est une raison suffisante pour venir vous voir.
- Hum. Soupira-t-elle. Que c’est-il passé Enzo ? Rétorqua-t-elle »

Il regarda par la fenêtre. Il vit un grand nombre d’oiseau s’envolaient. Sa respiration commença à s’accélérer. Il avait un mauvais pressentiment, comme si quelque chose de mal aller se passer. Il était en sueur, il serra de plus en plus fort les accoudoirs de la chaise.

« Enzo ! Dit la psy d’un ton sec. »

Enzo reprit ses esprits et ne savait plus du tout où il était.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Dit-il complètement perdu.
- On aurait dit que tu étais en transe. Qu’est-ce que tu as vu ?
- Rien.
- Enzo, si tu ne veux pas me parler, je ne pourrais pas t’aider.
- Je n’ai pas besoin qu’on m’aide. Désolé de vous avoir fait perdre votre temps, je… je vais rentrer chez moi.
- Enzo… »

MUSIC

Il prit ses affaires et quitta le lycée au plus vite. Il traversa la ville en courant jusqu’à chez lui. Il avait toujours ce mauvais pressentiment. Par moment il avait des flashs d’un feu, d’une maison en ruine. C’était comme si tout son corps était en train de brûler. Arrivé à quelque pas de chez lui, il vit une grande fumée, épaisse et noire, survolée la ferme. Sa maison était en feu. Il avait donc eu une prédiction ?

La voiture de son père était là. Il appela les secours puis il courut jusqu’à la maison. Malgré qu’elle soit en flamme, il entra afin de retrouver son père. Il esquiva tant bien que mal les flammes, la fumée l’empêchait de respirer, mais il n’a pas fait marche arrière.

« Papa !!! Dit-il difficilement entre deux toux. Papa ! Où es-tu ?! »

Il ne voyait pratiquement plus rien. La chaleur en devait presque insupportable. Puis il entendit à l’étage quelque chose tomber sur le sol. Il se dirigea vers l’escalier qui commençait doucement à se fissurer. Il monta  5 paliers puis l’escalier se brisa. Il s’accrocha au dernier palier puis arriva à remonter. Il rejoignit son père qui était dans la chambre, allongé au sol. Il le traina jusqu'à la fenêtre.
Seulement en se retournant le miroir de la commode se brisa et il reçu des éclats de verre sur le visage. Il hurlait de douleur, du sang partout sur ces vêtements. Il n’arrivait plus à respirer. Il ne voyait plus rien. Son père était toujours allongé au sol. Le réflexe qu’il eut et de s’allonger sur le corps de son père le temps que les secours arrivent. Il ne pensait qu’à sauver son père. Il ne pensait plus au mal. Il commença à entendre les sirènes des secours. Il garda espoir pour son père.


# 2 heures plus tard #


Les secours sont parvenus à les sortir des flammes. Enzo peinait à respirer. Ils les ont conduits à l’hôpital le plus proche. Arrivé sur place, le père d’Enzo ne respirait plus. Les médecins ont fait leur possible pour qu’ils s’en sortent. Mais en vain, il n’a pas survécu. Enzo pu ouvrir les yeux malgré les éclats portés à son visage. Du sang s’en échappait. Il ne vit personne, ni les pompiers autour de lui, ni les médecins, ni même son père. Il était apeuré et ne savait pas quoi faire. Les pompiers tentaient de le maintenir sur le brancard. Il s’agitait, il voulait savoir où été son père. Un médecin arriva avec un sédatif et lui injecta afin de le calmer. Il perdit connaissance.

Les médecins lui apportèrent les premiers soins, il avait perdu beaucoup de sang. En salle d’opération ils ont fait leur possible et ont réussis à le stabiliser, vitalement. Ces jours n’étaient pas compter d’après eux. Mais il n’avait plus de famille. Il n’avait plus rien. Il avait aussi perdu l’usage de la vue, à quoi bon rester en vie après ça. Il est resté dans un coma partiel quelques jours.


# 2 jours après #


Enzo se réveilla doucement. Il avait un bandage sur les yeux. Il tenta de le retirer mais il n’avait pas assez de force. Soudain il entendit un bruit sourd. Des voix comme si quelqu’un lui criait à l’oreille. Il paniqua et tenta de bouger. Il tomba de son lit d’hôpital. Il se traîna comme il pouvait et arriva dans un angle de la pièce. Il mit ses mains autour de ses oreilles et n’arrêtait pas de dire, « Arrêtez ». Les bips de la machine, sur laquelle il était branché, se mirent à accélérer. Il releva la tête et ne comprenait pas pourquoi les bips s’affolaient comme ça alors qu’il n’était plus sur le lit. A moins que.

Des infirmiers entrèrent dans la pièce avec leur machine et tenta de le réanimer. Enzo sentait qu’ils le touchaient mais ne comprenait pas. Il était toujours dans cet angle. Il entendit les médecins hurlait.

« Allez mon petit, revient ! Encore une fois ! »

Il entendait tout, il sentait tout, mais tout portait à croire qu’il mourrait. Pourquoi ? Comment était-il possible que ça arrive ? Y a-t-il vraiment autre chose après la mort ? Restons-nous vraiment morts ? Le bip ne s’affolait plus.

« C’est terminé… Heure du décès 21h15… C’est terminé. »

Ces derniers mots raisonnaient dans sa tête. Enzo était encore plus paniqué et impuissant quand il entendit les médecins. Il criait qu’il était encore là. Mais personne ne l’entendait. Personne ne le voyait. Il était devenu le fantôme de lui-même.


Dernière édition par Kila le Jeu 3 Avr - 10:58, édité 1 fois
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Aure le Mer 26 Mar - 16:29

Wow ce chapitre centré sur Enzo superbe, j'adore l'image choisie, je dois avouer que c'est la première fois que je laisse des com si rapproché Wink

Franchement j'adore et je trouve ça très émouvant. J'attends la suite avec impatience (allez on dit dans 45 minutes xD)
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Prescilla.W le Mer 26 Mar - 16:50

Ce chapitre est très triste. Le pauvre petit Enzo, il se faisait maltraiter au collège :/
Donc il a des prémonitions ? C'est bizarre, flippant quand tu le sais pas, le pauvre il a vu sans le savoir sa maison brûler ! La musique très prenante avec ton texte, sa colle parfaitement bien, en plus j'ai pris mon temps pour lire j'ai fini a chanson en finissant ton texte, c'était parfait ! Very Happy

Très triste pour la famille ! Vivement la suite !
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par tvd/tw/pll le Mer 16 Avr - 10:45

Oh mon dieu ce chapitre est magnifique trop d'émotions là ! J'avais les larmes aux yeux !
Oh le pauvre il se faisait maltraité au collège Sad
Et il n'a plus de famille !
Ouai il vois le futur c'est classe ^^

Très bon chapitre ! A quand le prochain ?
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Re: Au cœur des hallucinations [chap.4]

Message par Kila le Jeu 17 Avr - 17:35

Merci les filles !! Very Happy vous me faite s super plaisir avec vos messages !
Mathilde : Il ne voit pas le futur, il a juste des sensations bizarre et des flashs de ce qui est en train de se passer. Wink


Je vous poste aujourd'hui le 4eme chapitre avec du retard, car l'inspiration n'était plus tellement là.
Donnez moi vos avis Wink

◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊


6 années c’étaient écoulées après l’accouchement. Jérémy n’avait plus jamais revue le jeune Enzo. Il s’était fait une raison comme quoi il s’était imaginé tout ça. Pour lui il n’existait plus. Lucie alla chercher Annie à l’école. Arrivée devant l’entrée de la bâtisse Lucie attrapa ça fille dans ses bras.

« Alors comment c’est passé ta journée ma chérie ? Bien ?
- J’ai dessiné un chat maman.
- Un chat ? Oh mais c’est magnifique ça.
- Même que la maîtresse était surprise.
- Ah oui ? On se demande bien pourquoi. Dit-elle en chuchotant. Aller monte on va être en retard pour le diner.
- Papa est à la maison ?
- Il aura un peu de retard mais il sera là. »

Elle savait qu’il ne serait pas à l’heure pour le repas, comme à son habitude. Depuis qu’il avait reprit le travail, Lucie et sa fille ne le voyait pas souvent. Et quand il était à la maison, il était souvent reclus dans son bureau.

Il était bientôt 21 heures et il n’était toujours pas arrivé.

« Maman, il est où papa ?
- Il va arriver. »

Sa mère alla dans la cuisine avec le téléphone fixe. Elle appela au bureau de son mari.

Ah désolé vous m’avez raté mais vous savez quoi faire après le ‘bip’.


« Foutu répondeur. Dit-elle agacée.
- Maman ?
- Qu’est-ce qu’il y a ma chérie ?
- Papa ne va venir c’est ça ?
- Mais non il a juste un peu de retard, ne t’inquiète pas.
- Oui mais il n’est jamais là à l’heure, pourquoi ? Dit-elle tristement.
- Je ne sais pas… Je ne sais pas. Dit-elle en la prenant dans ses bras. Tu sais quoi on va manger et puis on lui réchauffera un plat plus tard, d'accord ?
- Oui.
- Aller zou, à table. »

Elles finirent par manger toute seule et une fois que Lucie avait couché la petite et s’installa dans son lit pour lire la suite de son bouquin, Jérémy arriva. Il était 22h41. Elle l’entendit prendre une bouteille dans le frigo. Il referma sèchement la porte, ce qui inquiéta Lucie.

« Mais qu’est-ce que tu fais ? Dit-elle à moitié endormi.
- Pardon j’ai du te réveiller, désolé.
- Non je ne dormais pas.
- Tu en as l’air pourtant.
- Je suis fatiguée c’est tout, je suis debout à t’attendre depuis que j’ai couché Annie. Qu’est-ce qui te prends ? ça fait des jours que tu rentres à pas d’heure chaque soir.
- Je suis désolé.
- Arrête de t’excuser et explique-moi ce qui se passe.
- J’ai eu une sale journée au boulot. Daril veut que je lui obtienne l’accord de plusieurs acheteurs, mais je ne peux pas…
- Pourquoi ? ça doit pas être si compliqué si ?
- Quand tu sais que ton patron les escroque ça l’est. Mais bon c’est pas grave. T’inquiète pas tout va bien aller. Tu peux aller te recoucher. »

Lucie voyait que ça n’allait pas. Ce n’est pas pour rien qu’il rentrait à des heures pas possible chaque soir. Elle le calma un peu et ils allèrent se coucher.

# Le lendemain matin #

Le réveil matin, 7 heures pour tout le monde. Jérémy alla réveiller sa fille qu’il n’avait pas pu voir la veille.

« Hé coucou toi. Dit-il en chuchotant et en passant ça main dans les cheveux d’Annie.
- Papa.
- C’est l’heure de te réveiller, tu vas être en retard pour l’école. Aller. Dit-il après lui avoir embrassé le front.
- Papa ?
- Oui Annie ?
- Je t’aime. »

Il était surprit qu’elle lui dise comme ça dès le matin. Il resta un moment figé puis se retourna et lui répondit de la même façon. En colère contre lui-même de ne pas passer plus de temps avec les deux femmes de sa vie, il prit ses clés, sa veste et son sac et partit au travail. Lucie n’eut même pas le temps de lui dira au revoir, qu’il était déjà loin.

Elle prépara la boîte repas d’Annie et l’amena à l’école, puis partit travailler elle aussi.

Annie était encore en cours de dessin et à chacun de ses cours elle dessinait toujours le même chat. Il était noir, des yeux persans jaune et un pelage soyeux avec des reflets argentés. Sa maîtresse ne savait pas comment à 6 ans une enfant pouvait dessiner aussi parfaitement. C’était digne d’une artiste et non d’une jeune fille de 6 ans. La jeune Annie ne se doutait de rien mais elle avait cette aisance dans le poignet, dans sa façon de dessiner qu’on pensait que c’était réel, comme si elle caressait chacun de ses mouvements.

Il était maintenant venu l’heure de la récréation. Tous les élèves se dirigèrent vers la cours centrale où des petits jeux y étaient installés pour les occuper. Annie, elle, alla dans un coin de la cours s’assoir. Elle était plutôt solitaire. Elle jouait souvent toute seule, du moins c’est ce que les surveillants pensaient.
Annie avait des bouts de craies avec elle. Elle dessinait encore ce chat. Une des surveillantes l’avait remarqué et alla la voir.

« Alors Annie qu’est-ce que tu nous fais de beau ? »

La petite ne lui répondit pas et continua de dessiner.

« Annie ? Dit la surveillante en essayant de gagner son attention. »

Elle la regardait faire dans air plutôt inquiet. Elle ne voulait pas la couper dans son élan mais ne savais pas trop quoi faire. Elle n’avait pas non plus trop le choix. Elle posa sa main sur l’épaule d’Annie. Annie se rétracta et mit fin au silence.

« Je n’ai pas le droit de vous le dire.
- De me dire quoi Annie ? Que tu dessines un chat ?
- Non ! Non ! Ce n’est pas un chat ! Dit-elle avec agressivité.
- Ok, ok calme-toi. Dit-elle en ce retournant vers la directrice et lui fit signe de venir.
- Vous n’avez pas besoin de lui demander de venir, je ne lui dirais pas non plus.
- Qui Annie ? Dit-elle surprise. »

Annie n’avait pas levé la tête une seule fois et pourtant elle savait que la jeune femme avait demandé la directrice. C’était à n’y rien comprendre. La jeune Annie était un mystère aux yeux des adultes de l’école. C’est pourquoi à la sortie des cours, la directrice interpela la mère de la jeune enfant.

« Madame Hasting.
- Madame Pawors, bonjour.
- Oui bonjour. Puis-je vous parler un instant. En privé. Dit-elle en chuchotant pour que la petite n’entende pas.
- Euh, oui bien sur. Ma chérie tu veux bien aller m’attendre dans la voiture j’en ai pas pour longtemps. »

Annie ne broncha pas et alla dans la voiture. Lucie se retourna, intriguée vers la directrice.

« Il y a un problème ?
- Reconnaissez-vous ceci ? Dit-elle en lui tendant un des dessins d’Annie.
- Euh c’est un chat. Pourquoi ?
- C’est votre fille qui l’a dessiné. D’ailleurs pour être franche avec vous, c’est elle qui les a tous dessiné. Dit-elle certaine en lui tendant une dizaine d’exemplaire du même dessin.
- Vous plaisantez ? Ma fille aurait dessiné tous ces chats ? On dirait quasiment des calques. C’est impossible.
- Je vous assure que c’est la vérité et ce n’est pas le plus inquiétant. Lors de la récréation elle a aussi dessiné ce même chat.
- Ah oui et où ?
- Sur le sol.
- Sur le sol ? Dit-elle surprise se mettant à rigoler.
- Vous trouvez ça drôle.
- Je suis désolée mais ma fille n’a pas pu dessiner ça, c’est impossible, elle a 6 ans non de Dieu.
- Si vous ne me croyait pas, allez lui demander, je suis sure qu'elle doit en avoir encore sur elle.
- Ecoutez moi bien, je n’irais pas demander à ma fille si elle a dessiné toutes ces absurdités, vous m’entendez !? J’ai assez donné avec ces fantaisies d’accord ?
- Certainement mais…
- Non je ne veux plus rien entendre. Désolée mais je dois y aller. Merci madame. Et vous… vous pouvez les garder. Dit-elle en parlant des dessins.
- Mais madame Hasting, votre fille…
- Au revoir ! »

Lucie remonta en voiture et elles quittèrent l’école au plus vite. Annie regarda sa mère à travers le rétroviseur. Lucie n’y prêta pas attention jusqu’à ce qu’elle arrive à un feu tricolore qui était rouge.

« Elle voulait quoi la directrice ?
- Rien ma chérie. Rien.
- C’est à cause de ça ? Dit la petite en lui montrant un autre chat qu’elle avait dessiné. »

Lucie ne s’était pas encore arrêtée au feu lorsqu’elle vit le dessin, elle fut surprise et tourna un instant les yeux vers Annie perdit l’attention du reste.

« Où tu as eu ça ?! Dit-elle assez brutalement en prenant le dessin.
- Maman !!! Cria l'enfant. »

Lucie se retourna et eut le réflexe de freiner avant de heurter la voiture de devant. C’était moins une.

« Tu vas bien ?! Est-ce que ça va ? Dit-elle inquiète.
- Oui je vais bien maman.
- C’est… c’est toi qui a dessiné ça ?
- Oui.
- Ok… On en parlera à la maison. Dit-elle stressée, avec une voix fébrile. »

Elle reprit son chemin, toujours hanté par ce dessin et ce que lui avait dit la directrice. Sa fille avait bien dessiné tous ces chats. Mais pourquoi des chats ? Et pourquoi ce chat ? Lucie avait très peur qu’elle retombe dans toutes ces histoires surnaturelles qu’elle avait vécu au quotidien avec sa mère des années auparavant. Elle était très inquiète. La petite elle était confiante et ne laissait paraître aucune peur. Ce n’était qu’un chat après tout. Pas de quoi s’en faire non ?

Arriver devant la maison, Annie se détacha et descendit de la voiture avant que sa mère n’arrive à la portière. La jeunette s’arrêta devant la clôture des voisins.

« Salut Nyoki ! Dit-elle en faisant un signe de la main et en souriant. »

Lucie se retourna vers sa fille, leva les yeux vers la clôture, personne n’y était. Elle regardait tout autour mais le silence régnait. Annie courra ensuite vers la maison et entra à l’intérieur. Lucie était de plus en plus perdue. Elle ferma la male de la voiture et partit rejoindre sa petite famille. Juste derrière elle se trouvait un petit chat noir aux reflets argenté couché sur la clôture, à coté, il y avait Enzo qui regardait la petite, sautait partout dans la maison, avec un léger sourire timide.
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