The Vampire Diaries
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The Big Lie [CHAP 20 part 2]

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The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Sam 31 Aoû - 7:25

The Big Lie


. Note de l'Auteur : Bonjour tout le monde! J'ai toujours adoré écrire, mais ai beaucoup de mal à publier mes écrits par peur de "non-lecture". Je me sens prête depuis peu donc j'ose partage  mon nouveau bébé, un croisement hybride entre The Vampire Diaries, True Blood et tout l'univers d'Anne Rice que j’espère vous faire découvrir avec plaisir. Je vous avoue qu'un tel mélange à faire est assez complexe vu qu'il s'agit de trois univers fantastiques aux règles totalement différentes!
Dans tout les cas, j'accepte toutes les critiques , bonnes comme mauvaises! En espérant que vous passerez du bon temps en me lisant.


. Univers : The Vampire Diaries, True Blood, les chroniques des vampires et la saga des sorcières d'Anne Rice

. Rating : - 12 pour le moment

. Couple(s) : Ceux de la série

. Personnage(s) : Caroline Forbes, Jessica Hamby, Klaus Mikaelson, Marcel Gerard, Eric Northman, Pamela Swynford de Beaufort, Lestat de Lioncourt, Cassandre, Davina Claire, Stefan Salvatore, Elijah Mikaelson, Rebekah Mikaelson, Damon Salvatore, Hayley Marshall, Seth,

. Genre : Fantastique, Dramatique

. Disclaimer : Les univers et personnages de ces trois sagas ne m'appartiennent pas . Je n'écris pas cette fiction afin de faire du profit, mais pour le plaisir.

. Résumé : Caroline s'est toujours doutée que sa race avait plus à cacher que ce que les Originaux ont bien voulu prétendre en racontant leur histoire. A bout de force et seule, elle part à la recherche de ses congénères et des véritables secrets qui ont fait voir le jour aux vampires sans se douter que sa quête va chambouler la vie de tout son entourage. Est-elle prête à voir ses croyances s'effondrer et à assumer toutes ces vérités?


Personnages

CAROLINE:
PAM:
JESSICA:
ERIC:



Sommaire

*Prologue
*Chapitre 1
*Chapitre 2
*Chapitre 3
*Chapitre 4
*Chapitre 5
*Chapitre 6
*Chapitre 7
*Chapitre 8
*Chapitre 9
*Chapitre 10
*Chapitre 11
*Chapitre 12 (partie 1,2,3)
*Chapitre 13
*Chapitre 14
*Chapitre 15
*Chapitre 16
*Chapitre 17
*Chapitre 18
*Chapitre 19
*Chapitre 20 (partie 1,2)

*Untold Story (OS Cassijah)
*Feel for You (OS Daroline)
*For The Heart I Once Had (OS Daroline)
*One More Time (OS Daroline)
*Skin (OS Daroline)
*Legacy (OS Casseth)


Dernière édition par Bianca le Sam 28 Juin - 17:26, édité 33 fois
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Sam 31 Aoû - 7:29

Prologue


Non, là c'était trop. Elle était au bord de la crise de nerfs.
Oh, bien sûr , elle ne montrait pas ça à ses proches: tout n'était que joie, assurance et sérénité , alors qu'au fond , elle livrait bataille pour ne pas exploser au grand jour... Parce qu'il fallait bien que quelqu'un garde la tête sur les épaules dans toute cette pagaille. Le rôle ne pouvait échouer à Bonnie vu qu'elle semblait avoir disparu , encore moins à Elena qui avait totalement perdu les pédales à cause de l'idée la plus stupide que Damon n'ai jamais eu. Bon, elle avait récemment reprit ses esprits, mais ce n'était toujours pas ça. Quant à Matt , le bon samaritain, , lui qui tentait justement de se tenir hors de tout problème , il était hors de question d'exiger de lui le moindre soutient. Il n'était pas surnaturel et fuyait ce dernier comme la peste - en vain - donc de toute façon il ne pouvait pas vraiment comprendre tout les ennuis qu'ils traversaient.
Les frères Salvatore, pour leur part, étaient bien trop occupés à sauver leur précieuse Elena de sa perte d'humanité et , à présent , à gérer la petite vendetta de Madame. Parfois, elle se demandait si Damon n'avait pas perdu ses facultés de réflexions: couper les émotions d'Elena qui était déjà intenable en tant que vampire ''off'', quelle idée!
Par conséquent, c'était elle, Caroline Forbes, qui essayait de garder la tête sur les épaules et faisait face à Silas. Contre son gré, bien entendu.

Cette journée avait été un enfer.
Au départ, tout avait relativement bien commencé , elle allait passer du temps avec Matt afin de réviser certaines matières tandis qu'Elena se faisait torturer dans la pièce d'à côté. Oui, ça aurait pu être pire.
La catastrophe était arrivée alors qu'elle quittait la demeure Salvatore afin de récupérer quelques affaires chez elle. Silas allait bien finir par tomber sur l'un d'entre eux, mais il fallait que ça tombe sur elle et sous la forme de Klaus qui plus est. Oh ça , ça allait encore... Sauf qu'elle s'était bien gentiment fait planté un pieu. La cerise sur le gâteau avait quand même été que ce monstre avait tué sa mère. Tout , mais pas sa mère, elle était tout ce qu'il lui restait!
Un vrai cauchemar.
C'était une journée typique à Mystic Falls, mais c'était la journée de trop. Caroline avait l'impression de devoir lutter contre tout et toute seule: amour , famille, surnaturel. Il n'y avait personne. Mais quand c'était à Elena qu'il arrivait une tuile, on lui faisait carrément une haie d'honneur. Elle passait avant tout, sans arrêt. La blonde mettrait sa main au feu que, entre Elena pleurnichant parce qu'aujourd'hui elle broyait du noir à cause de sa condition et elle perdant sa mère, elle en serait sortie perdante. Bon, c'est vrai, c'est mesquin envers Matt et Bonnie qui ont toujours répondu présents.
Quoiqu'il en soit, Caroline en avait sa claque.

Alors le lendemain, après s'être assurée que sa mère se portait bien et était sur ses gardes, elle sauta au volant de sa voiture au petit matin. Peu importe que les examens soient dans 4 jours, elle connaissait ses cours sur le bout des doigts, que sa chère remise des diplômes ai lieu juste après, il fallait qu'elle parte. Elle avait besoin de se changer les idées, voir de nouveaux visages et autres choses qu'un village paumé qui, comme par hasard, étaient un nid à soucis. Malgré son inquiétude pour sa mère, elle avait prit la route en direction de la Louisiane sans un regard en arrière. Elle avait choisi cette destination, peu importe la distance, car c'était le berceau du surnaturel américain.
Dans son sac à main se trouvait un exemplaire de ''Entretien avec un Vampire'', un livre racontant la grande mésaventure qu'était la vie d'un certains Louis de la Pointe du Lac transformé à la Nouvelle-Orléans par un monstre répondant au nom de Lestat.
L'auteur était une femme, mais Caroline sentait la vérité dans le peu de pages qu'elle avait lu pour l'instant. Louis et Lestat existaient vraiment... Quant à savoir s'ils s'agissaient de vampires! Peut-être avaient-ils été de simples témoins à tout ces événements . Non, non, de simples témoins ne pouvaient avoir les mots justes pour décrire une telle palette d'émotions, aussi bien lors de la transformation qu'une fois celle-ci achevée. Il était impossible d'être si exact sans avoir ressenti ce grand vide, cette panique en découvrant le monde sous un nouvel éclairage et tout le reste.
Toutes les sensations vampiriques étaient tellement intenses, décuplées, qu'elles en devenaient indescriptibles. Rien à voir avec les torchons actuels écrit par les humains afin de se faire de l'argent sur le dos de la tendance.

Caroline avait su discerner le vrai du faux et elle se rendait en Louisiane dans l'espoir de rencontrer de tels phénomènes, ces congénères plus âgés qui avaient d'autres passe-temps que de courir après une midinette. Elle souhaitait faire leur connaissance, partager ses expériences, apprendre des leurs et ainsi grandir en tant que vampire.
Elle voulait apprendre, tout savoir sur sa race. Oh, elle savait qu'un vampire dégénérait un moment ou un autre avant de revenir à la normale, était submergé par ses émotions, mais elle savait aussi qu'il y avait bien plus. Elle le sentait.

C'est donc déterminée et soulagée qu'elle quitta son village de fou, qu'elle accéléra sur la route nationale bordée de champs défraîchis , le sourire aux lèvres.
Enfin la liberté!
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Ameel le Sam 31 Aoû - 19:56

Tu sais que je te suis, bien sûr. pig

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Myriam le Sam 14 Sep - 17:06

Le prologue est magnifiquement bien écrit ! T'es vraiment super douée. Wink

J'ai hâte de découvrir ce monde de vampire en même tant que Caroline qui s'en va pour la Louisiane. Very Happy

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Mer 18 Sep - 6:24

Coucou les filles!
Désolé  de ce retard, j'ai tellement le moral dans les chaussettes que je passe peu de temps sur internet. En tout  cas, ça me fait plaisir de t'avoir comme lectrice Myriam :)merci pour ton gentil commentaire!


Chapitre I


Caroline était scotchée au siège conducteur, le regard fixé à son rétroviseur comme si son reflet allait la motiver, pesant le pour et le contre de son entrée dans le bar.
Si ça avait été un bar normal, la question ne se serait même pas posée, mais là, il s'agissait d'un bar pour vampires. Du moins c'est ce qu'en disait le site internet du commerce perdu dans la cambrousse entourant Shreveport. C'était bien la première fois qu'elle entendait parler d'un tel établissement et elle mourrait d'envie d'aller voir de plus près. Sauf qu'une fois devant, toute détermination s'était envolée. Elle était ravagée par l'appréhension, l'inquiétude: et si ce n'était qu'un attrape nigaud? Bon, ça avait tout de même l'air bien réel rien que sur le parking et honnêtement, elle avait peur. Peur de se ridiculiser en attendant trop de ce lieu ou de faire pâle figure si jamais elle rencontrait ses congénères.

Déjà 20 minutes de perdues à réfléchir. Elle n'était tout de même pas partie pour passer la soirée en tête-à-tête avec son reflet, paralysée dans sa voiture! Non mais quelle idiote elle faisait!
Après un long, trop long soupir déterminé, un hochement de tête audacieux et un clin d'œil mutin au rétroviseur , elle ouvrit la portière et s'extirpa enfin de là.
La blonde traversa le parking étonnement bondé, mise en confiance par sa petite robe noire battant au vent et par les regards qu'elle lui valait. Elle était attirante, c'était au moins ça de gagné. Le vigile, effrayant de par sa mine patibulaire et sa largeur d'épaules , la laissa entrer sans broncher.

A peine Caroline eut-elle passé la porte de velours rouge matelassée, elle fut ensevelie sous une vague de chaleur étouffante et une cacophonie inattendue entre musique – qu'elle qualifierait volontiers de sauvage - et hurlements en tout genre. L'odeur était tout aussi intenable, mélange corporel des humains survoltés... et des vampires. En petit nombre certes, mais ils étaient présents quand même. En revanche , elle n'aurait sut dire combien au juste, les Salvatore ne lui avait jamais apprit ce petit tour utile. Avide d'apprendre, elle tenta de dissocier les odeurs les unes des autres, mais c'était peine perdue: il y avait bien trop de monde.
Une fois le choc du bruit et de l'odeur passé, elle put se concentrer sur la décoration franchement clichée: le rouge et le noir dominaient l'immense pièce. Les murs et fauteuils carmins contrastant avec le sol noir donnait vraiment l'impression de se trouver dans un repère d'adolescents gothiques en manque de à la recherche de sensations fores.

Caroline se fraya un chemin jusqu'au bar sur sa gauche tenu par une splendide blonde dont la crinière cascadait sur sa veste en cuir un peu trop moulante. Elle arborait un air froid et revêche n'engageant rien de bon, comme si elle était énervée de se trouver ici, entourée de dégénérés. La jeune vampire vint malgré tout se planter face à elle, un grand sourire aux lèvres, tentant d'avoir l'air sur d'elle devant la première de ses congénères qu'elle rencontrait.

- Bonsoir! Je prendrais un Bloody Mary s'il vous plaît.

- Vous pouvez boire?
S'enquit la barmaid sans même se tourner vers elle, occupée à servir un client.

Caroline, très surprise par la question, ouvrit la bouche sur un cri d'exclamation muet: elle ne la prenait pas mineur tout de même? Comment pouvait-elle deviner sans même la regarder? Avant d'avoir le temps de se défendre, elle se fit couper l'herbe sous le pied:

- Je n'ai jamais rencontré un vampire pouvant boire de l'alcool ou quoi que se soit d'autre.

L'établissement était donc bel et bien un bar à vampire et elle avait vu juste quant à l'identité de la barmaid. Le doute planait sur cette impossibilité de boire: tout ceux qu'elle connaissait mangeaient et buvaient, souvent avec excès d'ailleurs.
La barmaid lui passa devant, se baissa sous le comptoir pour attraper quelque chose et lui fit en fin face, posant une bouteille rouge, très similaire à de la bière, sauf que celle-ci était agrémentée d'une grosse étiquette indiquant ''Tru Blood''.

- Qu'est-ce que c'est? S'enquit Caroline, les sourcils froncés, plissant les yeux afin de remarquer un quelconque détail qui pourrait l'aider.

- Goûtez, fit la grande blonde avec un ricanement moqueur devant son air ahuri, toujours sans la regarder.

'' Un vrai charme celle-là'' pensa Caroline en ouvrant la bouteille avec suspicion . Elle la porta à ses narines afin de se faire une idée du contenu par son odeur entêtante... Qui la fait grimacer. On aurait dit du sang caillé. Vraiment pas engageant.
Le nez retroussé, elle avala une première gorgée, les yeux clos.

- Immonde! Cracha-t-elle avec une nouvelle grimace, se forçant à avaler pour ne pas recracher sur le comptoir , reposant la bouteille sur le comptoir avec violence. C'est... du sang...?

C'était plus une affirmation qu'une question. Elle reconnaîtrait ce goût métallique parmi des milliers, mais celui ci était particulièrement amer. Le véritable problème était surtout : pourquoi existait-il du sang en bouteille? Et surtout, pourquoi n'avait-elle jamais entendu parler d'une pareille invention? Ça aurait sauvé tant de vies et éviter tant de crises inutiles. Il y avait clairement du favoritisme parmi les vampires ou alors elle était tombée dans l'endroit le plus arriéré pour créatures surnaturelles.

- C'est du sang synthétique, expliqua la barmaid qui osait enfin poser le regard sur elle. Les vampires commencent à faire parler d'eux, de nous, en Louisiane. Il fallait bien que ça commence par là. Des scientifiques de Bâton Rouge et La Nouvelle-Orléans se sont associés pour fabriquer le Tru Blood afin d'éviter les hm... Débordements d'enthousiasme de notre part ainsi que pour fournir les différents bar à vampires qui fleurissent dans les plus grandes villes du monde. Ces imbéciles d'humains n'ont pas la moindre idée du sérieux de nos établissements et de notre présence.

La jolie barmaid avait accompagné la fin de sa tirade d'un sourire sardonique à donner des frissons.
C'était une prédatrice. Le Tru Blood était sans importance pour elle, elle se nourrissait à la ''source'', aucun doute là-dessus.
Le plus important restait cette fabuleuse révélation: les vampires commençaient à se faire connaître! C'était évident en Louisiane, berceau du fantastique! Peu y croyait, bien entendu, mais la preuve était là. Il existait maintenant du sang synthétique et des établissements créent pour eux qui passaient incognito en cette période de décadence. Il était facile de les faire passer pour un nouveau type de lieu de débauche nocturne. Encore une fois, pourquoi ces nouvelles n'étaient pas venues aux oreilles des suceurs de sang de Virginie? Klaus et sa fratrie devaient bien en avoir entendu parler puisqu'ils étaient leurs parents!

- Un peu de logique, Barbie! Si la nouvelle était rendue publique et avait fait le tour du monde, cela créerait un véritable désastre. Des émeutes à répétition, une chasse aux vampires, remise en cause des religions. Le monde n'est pas si ouvert d'esprit qu'on se le dit.

Caroline approuva son point d'un signe de tête évasif, complètement sous le choc et tentant de mettre de l'ordre dans ses idées, la bouteille de nouveau en main. Sans même y penser plus d'une minute, il était clair que le monde serait sens dessus-dessous après un tel coming-out!
Elle se força à avaler une nouvelle gorgée de cette infâme mixture, mais ô combien salvatrice, afin d'étancher sa soif.

- Vous dites que vous n'avez jamais rencontré un vampire pouvant boire d'alcool. Pourquoi?

- Qu'est-ce que j'en sais moi franchement! Il y a des vampires ratés , à moitié humains, et ceux qui sont totalement morts.

- Super merci... ,
ronchonna la jeune vampire en croisant les bras sur le comptoir et posant sa tête dessus, comme ensevelie sous le poids des nouvelles. Elle sentait que la barmaid cachait quelque chose, mais elle ne voulait pas se prendre la tête avec des réflexions tirées par les cheveux et ainsi gâcher son voyage. J'me demande quand même pourquoi aucun vampire de chez moi ne nous a dit tout ça...

- On se tient bien au Fangtasia! Vous me faites de la peine: on dirait que vous portez le poids du monde sur vos épaules alors que vous êtes venue là pour vous amuser!


La barmaid la dévisagea avant de rouler des yeux, les poings sur les hanches. Les jeunes, mais les jeunes vampires encore plus , ne savaient vraiment pas ce qu'ils voulaient de nos jours. Pourquoi les jeunes immortelles étaient-ils donc si pessimistes? Ils avaient l'immortalité et l'éternité, que leur fallait-il de plus?
Elle se pencha pour attraper une bouteille d'alcool et lui remplit un verre à ras-bord.

- Buvez-moi ça et finissez le Tru Blood, ordonna-t-elle sèchement. Vous avez faim et je ne veux pas que vous décimiez ma clientèle. Et cessez de tirer la tronche, ça ne vous va pas au teint.

- Merci mademoiselle.

- Pas de ''mademoiselle'' avec moi
, maugréa-t-elle, le regard noire. Pam.

- Merci Pam, se corrigea-t-elle. Elle but le verre de whisky d'une traite et le lui tendit. Un autre s'il vous plaît. Moi c'est Caroline.

- Génial... Alors qu'est-ce qui vous amène chez nous? Le quaterback, très beau et très humain vous a plaqué?
S'enquit Pam avec ironie.

La jeune vampire éclata franchement de rire. Elle tapa dans ses mains tant elle trouvait la blague amusante, et ironiquement véridique si on retournait un peu en arrière. C'était à mourir de rire, sans vilain jeu de mot.

- Les gens, les vampires qui m'entourent me désespèrent, avoua Caroline après avoir vidé son second verre et s'attaquant à présent au Tru Blood. Je n'ai jamais vu de gens si bizarres, si... pitoyables.

Pam roula des yeux avec un soupir à peine dissimulé. Écouter son babillage d'adolescente était au-delà du possible. Elle estimait avoir fait assez d'efforts de gentillesse . Si elle avait montré un tant soit peu d'intérêt, c'était car elle faisait partie des leurs. Quoique... Quoiqu'il en soit, elle avait assez joué pour ce soir.

- JESSICA! Cria Pam , impatiente d'avoir la paix.

Sa voix fut totalement recouverte par la cacophonie ambiante pourtant, une splendide rousse émergea de la foule en délire et approcha du comptoir, intriguée.

- Jessica , occupe-toi de ce cas désespéré. J'ai fait mon tour de baby-sitting et j'ai à faire maintenant, marmonna Pam en lui désignant Caroline d'un signe de tête. Elle jeta son torchon dans l'évier et contourna le comptoir. Bonne chance très chère.

La Jessica en question la suivit d'un regard incrédule avant de s'installer au tabouret jouxtant le sien. Caroline avait suivi la scène d'un oeil morne, pas blessée pour un sous car se doutant qu'une grande vampire comme Pam avait d'autres chats à fouetter.

- Il ne faut pas lui en vouloir, elle est toujours comme ça! Plaisanta la rousse , plutôt à l'aise alors bien qu'elle soit avec une inconnue. Que t'arrives-t-il alors?

- Je suis entourée d'idiots qui n'ont rien d'autre à faire que de courir après une nunuche.. Banale en plus! Alors qu'autour d'eux c'est l'enfer, des gens meurent, des psychopathes invisibles s'en prennent à tout le monde, mais non, eux, ils préfèrent se plier aux caprices de leurs princesses pendant que d'autres, comme moi, voient leur vie devenir un cauchemar et doivent y faire fasse seuls! Non mais tout ça pour une fille médiocre , qui s'avère être ma meilleure amie, cette dernière ne pensant d'ailleurs qu'à sa poire, laissant tout les autres se jeter à l'abattoir pour avoir la vie sauve! Je devrais franchement revoir mes standards!

Se rendant compte de ce qu'elle venait de dire à une parfaite inconnue, elle plaqua les mains contre ses lèvres comme si cela allait effacer ses mots. Elle eut un mouvement d'épaules pour s'excuser. Il fallait qu'elle parle: 3 ans à voir les gens mourir autour d'elle, à lutter seule contre vents et marées pendant qu'Elena se faisait chouchouter tout en clamant qu'elle était prête à tout pour ses proches. Étrange que tout le monde y passe sauf elle tout de même, non?

- Ne t'excuses pas... Ta ''meilleure amie'' a vraiment l'air d'être une personne charmante et attentionnée. Ne t'en fais pas , tu as eu raison de partir et tu n'aurais pas pu choisir meilleur endroit, pépia la rousse en lui emplissant de nouveau son verre. Tu sais ce qu'il faut faire dans une telle situation?

Caroline fit non de la tête, la remerciant d'un sourire pour le verre.

- Laisse les se débrouiller. Pars, tout simplement. Si personne ne fait attention, si c'est tellement invivable, pars et laisse les. Si il y a tant d'ennuis que ça, ils seront bien obligés d'y faire face un jour ou l'autre si personne n'est là pour faire bouclier.

- Il y a un temps où j'aurais vraiment tout fait pour eux, mais là j'ai des doutes... Quand je vois tout les gens qui nous ont quitté et ceux en danger parce qu'ils ne sont pas capables de lever le petit doigt!

- Je te le répète: Pars. Epanouis-toi ailleurs! Si tu te sens déjà seule, qu'est-ce ça peut faire que tu les laisses derrière toi?


La blonde releva subitement la tête, comme alertée par quelque chose puis tourna sur son tabouret pour lui faire face. Plus que reconnaissante, elle agita un index sous son nez comme si elle venait de mettre le doigt sur un nœud.

- Je suis désolé de m'être confiée à toi et merci infiniment! Je m'appelle Caroline.

- Je t'en prie, il faut bien que je serve à quelque chose ici! Caroline, j'ai une super idée! Attend-moi là et sers toi dans le bar, c'est offert par la maison!

- Hors de question!
Glapit Pam qui passait par là, dédaigneuse à souhait.

La jeune vampire haussa les épaules avec un petit rire, de bien meilleure humeur. Elle détailla son aînée avec admiration: elle était vraiment sublime. Méchante certes, mais sublime. Pendant ce temps, Jessica rebroussait chemin, se baignant de nouveau dans le foule en délire en dansant, insouciante et ravie d'avoir pu aider une sœur.
En attendant, Caroline sirota le verre de Gin Fizz abandonné par sa voisine de gauche, tournée vers la piste de danse et se dandinant en rythme. Les gens étaient vraiment inconscients , s'amuser sans penser à rien, sans se douter que des prédateurs voguaient autour. Bon, c'est ce qu'elle devait faire elle aussi et elle était à présent sûre d'avoir choisi la bonne destination. Elle avait vraiment bien fait de mettre les voiles!

La blonde fut tirée de sa réflexion par un brusque mouvement de foule qui, elle le remarqua, se scindait en deux pour livrer passage à Jessica suivit d'un grand blond tout vêtu de noir. Lui aussi arborait un air froid, désintéressé de son environnement. Caroline eut envie de se laisser tomber à genoux tant il imposait le respect.

- Caroline, voici Eric. Eric, Caroline.
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Myriam le Ven 20 Sep - 16:50

Super premier chapitre !

Ton écriture est toujours aussi belle, t'as vraiment un don.

L'univers est super "sombre" j'adore ! J'aime bien Jessica :devil: et j'ai hâte de voir comment ça va se passer entre Eric (qui a déjà l'air SUPER!!) et Caroline. Smile

J'espère que tu posteras vite la suite !

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Ven 20 Sep - 17:17

Merci beaucoup Mymy (je peux t'appeler comme ça?)

Je n'ai que 2 lectrices, mais un tel commentaire met du baume au coeur, tu es un ange :amour: 
Les premiers chapitres sont déjà écrits donc j'essayerais de poster assez vite.
Bon en revanche, vu que peu de gens regardent True Blood aussi et que vous ne savez donc pas à quoi ressemble les personnages, j'aimerais mettre quelques affiches d'eux mais je suis tellement nulle en créa... Donc si une âme sympathique passe par là Wink

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Chapitre II


- Caroline , voici Eric. Eric, Caroline.

- La demoiselle en détresse, fit-il dans un murmure  avec un sourire en coin, à la limite du sarcastique.

- B-bonsoir..., balbutia-t-elle comme une idiote,  les yeux bien ronds, le regard rivé sur son visage parfaitement sculpté.

- On fera les présentations en bonne et due forme plus tard. Prête à partir?

- Partir?!
S'inquiéta Caroline en se redressant brusquement, jetant des regards de biches traquée aux alentours, craignant qu'on lui ai tendu un piège. Où ça?!

- Détend-toi, on va s'amuser
, la rassura Jessica en lui frottant l'épaule comme si elles étaient grands amies.

En vérité, Caroline avait à présent l'impression de faire face à deux psychopathes sur le point de l'enlever. Elle commençait soudainement à regretter d'être venu jusque là. Pourtant, ce Eric était si beau... Elle se faisait honte à se laisser éblouir par le premier bel homme qui passait par là. A vrai dire, ce celui-là était particulièrement attirant, pas dans le sens ''beau gosse pour une nuit qui n'a rien dans la tête », un peu comme Tyler en fait...  
Elle se ressaisit à cette pensée: là elle dérapait, il fallait qu'elle se secoue et qu'elle arrête de penser à tout ce qui la reliait à ce village de malheur ET de penser du mal de son petit ami.

- On va à la Nouvelle-Orléans, ajouta la rousse en tapant joyeusement dans ses mains sous le regard un chouilla exaspéré d'Eric.

- Vous avez de la chance, j'ai des choses à régler là-bas. J'aimerais faire ça vite, donc allons-y mesdemoiselles.

Sans attendre de réponse, l'impressionnant Eric s'empara de la main de Caroline, sachant qu'elle avait des doutes, et se dirigea vers la sortie de l'établissement tandis que Jessica lui emboîtait le pas, le suivant presque en gambadant.
Caroline ne savait absolument pas dans quoi elle s'embarquait, mais elle se laissait guider, les doutes quasiment dissipés dans son esprit, comme hypnotisée  par l'incroyable aura du grand blond. Les psychopathes ne pouvaient pas être si resplendissants , pensa-t-elle avec un pouffement intérieur qui se traduisit par un sourire en coin.

- Pam, je reviens le plus vite possible. Attend-moi pour fermer le Fangtasia.

- Je peux me débrouiller toute seule, mais merci
, fit Pam, le visage transfiguré par la tendresse. Rien à voir avec le boa de tout à l'heure.

Pam lui sourit tandis qu'il lui caressait le bras avant de pousser la porte de la main. Une fois à l'extérieur, le trio prit une pause pour prendre une bouffée d'air frais. On ne s'en rendait pas compte dans l'établissement, mais c'était vraiment étouffant: une telle concentration d'humains, en plus de rendre fou un vampire, rendait vite l'air irrespirable.
Une fois cela fait, Eric reprit sa marche et contourna le bâtiment, toujours sans lâcher la blonde, subjuguée. Les clients amassés dehors pour fumer les regardaient avec un semblant d'admiration.
Caroline se rendit compte qu'ils étaient à l'arrière du Fangtasia seulement en voyant les poubelles débordantes et la porte de service noire entrouverte. Il fallait avouer que c'était franchement glauque et angoissant – et malodorant aussi - , mais la rousse souriait largement alors qu'Eric enroulait un bras puissant autour de sa taille de guêpe. La blonde les dévisagea, les sourcils froncés et approcha malgré tout. Donc Eric les avait traîné ici pour faire un câlin à Jessica, oui oui, ça allait lui changer les idées, pour sûr, pensa-t-elle avec ironie, bien que toujours très intriguée.

- On y va par les airs, expliqua Jessica en resserrant sa prise. Grâce à Eric. Ça peut être effrayant au début et un peu dangereux, donc il nous emmène une par une.

Eric se contenta d'acquiescer d'un signe de tête, pas éloquent pour un sous, puis l'enlaça de son second bras. Sans prévenir, il décolla et fusa dans le ciel obscur, disparaissant complètement, laissant une Caroline éberluée au sol.

- C'est quoi ce bordel?! S'écria Caroline en tapant du pied, les cherchant du regard dans la voûte infinie la surplombant. Des vampires qui volent, ça sort d'où ça?! Non mais où j'me suis foutue encore moi?

Elle resta plantée là comme une idiote à ruminer contre cette farce vraiment bien montée pendant un bon quart d'heure au bout duquel il réapparut, la faisant sursauter. Il était à peine décoiffé par ce voyage, mais ses joues avaient prit quelques couleurs grâce au vent.

- Ce n'est pas une blague, Barbie, fit-il l'air de rien avec un grand sourire. On en parlera une fois en ville.

- J'en ai marre de ce surnom!
Râle la jeune vampire , les poings sur les hanches. Soudainement rassurée rien que par sa présence. Ce type avait vraiment un don. Pam à plus l'air d'une Barbie que moi.

- Ne dis jamais ça devant elle, elle risquerait de t'arracher la langue pour te la faire manger. Allez, à ton tour , ma petite.


Il l'entoura de ses bras, la couvrant entièrement et l'inondant de son odeur envoûtante. Soudainement timide, elle s'accrocha à sa nuque et enfouit le visage dans sa chemise noire, plaquée contre son corps étrangement dur comme la pierre. C'était la première fois qu'elle remarquait cela chez un vampire, les autres, à son instar, avait la peau souple ,tendre et rosée des humains.

- Regarde-moi dans les yeux, ordonna-t-il dans un murmure presque trop sensuel. Concentre-toi sur moi, ça va passer tout seul.

Sous le charme, Caroline ne se fit pas prier pour river son regard au sien, azur contre azur. Elle se serait presque abandonnée dans ses bras tant elle s'y sentait bien. Étrangement, Eric eut un sourire amusé.
Lorsqu'ils quittèrent le sol pour gagner le ciel étoilé, elle sentit son cœur dégringoler dans sa poitrine comme dans un ascenseur trop brusque au démarrage , ce qui la fit hurler. Eric ferma les yeux d'agacement, ne se doutant pas que son baptême de l'air serait si bruyant, tandis qu'elle se cramponnait à lui désespérément. Une brise glaciale leur giflait le visage ainsi que les bras nus de la blonde.
L'étendue obscure défilait à toute allure autour d'eux , si vite que cela en donnait le vertige, ce qui la fit hurler de plus belle. Il approcha son visage du sien dans un – faux – espoir de baiser, ce qui la fit se taire, Dieu soit loué. Elle se concentra donc sur son regard froid et ce visage glabre aux traits parfaitement ciselés.

Sans même s'en apercevoir, ils avaient regagné la terre ferme. C'est donc à grand regret que le blond libéra Caroline avant de baisser le regard sur elle:

- Il va falloir apprendre à garder la bouche fermée, ma petite. Tu as failli me déséquilibrer avec tes cris perçants... mais ça aurait pu être pire, admit Eric avec un petit sourire et lui tapotant l'épaule comme si il félicitait un enfant. Tu as déjà dû voir des vampires voler non?

Toujours sous le choc et donc incapable de parler, Caroline fit un  imperceptible signe de tête pour dire non. Fa avait vraiment été une expérience traumatisante pour elle, mais ça aurait probablement été pire si Eric n'avait pas été là.
Tiens, encore une différence curieuse à noter. Deux en une soirée, c'était déjà beaucoup, mais cela prouvait bien son point: sa race pouvait faire bien mieux que ce qu'elle n'avait vu sur les ''spécimens'' de Mystic Falls.
Caroline rangea dans un coin de sa tête, tout ces petits détails, utiles certes, mais qui n'étaient pas propices à la relaxation.

Le vide à présent fait dans son esprit, elle fut attirée par une forte odeur de verdure. Prenant enfin conscience de son environnement, elle admira la rue dans laquelle ils se trouvaient. C'était une longue rue aux très vieux trottoirs parsemés d'immenses chênes touffus en cette période estivale. Leurs énormes racines, qui pouvaient vite devenir de terribles pièges si on ne faisait pas attention, se tordaient comme des bras au sol. Les lampadaires étaient allumés, mais, montant dans les arbres, étaient quasiment invisibles, créant une légère ambiance mystique. De grandes maisons perdues dans leurs jardins luxuriants bordaient les trottoirs. Un vrai paysage de carte postale.
Caroline se tourna alors vers leur destination, à sa gauche, et vit , d'abord, une grille en fer forgé noir donnant sur un jardin semblable aux voisins, abritant en son centre une maison de taille moyenne, rose pâle aux murs percés de fenêtres de plein-pieds encadrées de volets vert sombres.

Subjuguée par la beauté du lieu, Eric dut quasiment la traîner par la main alors qu'elle  admirait les moindres petits détails composant le jardin et la maison: le jasmin, les roses, les cyprès à l'arrière, les colonnes en fer formant un porche. Elle avait l'impression d'être dans un film de l'ancien temps.
Lorsqu'Eric referma le petit portail derrière eux, elle entendit à peine le grincement comme estompé par toutes ces odeurs entêtantes et ces visions de rêves: elle venait d'entrer dans un autre monde.
Elle le suivait automatiquement sur l'allée pavée montant au porche, regardant tout autour d'elle avec émerveillement. C'était vraiment curieux comme attitude venant d'une fille superficielle, en apparence, comme elle, mais là c'était ''trop'' pour passer à côté.

Eric poussa délicatement la double-porte et la fit entrer dans un petit, mais coquet, hall au vieux plancher couvert d'un large tapis chinois aux couleurs vives. Jessica accourut aussitôt , vêtue d'une petite robe noire clairsemée de fleurs violettes et au décolleté tellement profond  qu'il lui enlevait toute innocence. Pieds nus, elle se jeta au cou d'Eric  qui la réceptionna malgré un mouvement de recul , l'air détaché.

- Cette maison est géniaaaale! Pépia la rousse en se balançant, toujours pendue à son cou. Merci Eric, t'es le meilleur.

- Je sais , fit-il le plus simplement du monde, absolument pas gêné par sa grande confiance en soi. Les filles, je vous laisse ma maison pour 3 nuits , pas plus. Je ne serais pas là pour vous surveiller, donc vous êtes totalement libres. Seule interdiction: ne pas aller dans la chambre de Pam. Ah et il faudra nettoyer en partant. Tout est bien clair? Bon Caroline tu as dix minutes pour te refaire une beauté.

- Dix minutes?! C'est pas assez!

- Dépêche-toi,
coup Eric sans méchanceté, lui adressant même un clin d'œil qui la fit frissonner. Jessica, va mettre des chaussures, on doit être présentable cette nuit.

- Pourquoi? Et tu as du maquillage ici? Oh toi tu as un passe-temps douteux, petit coquin!

- Ce maquillage appartient à Pam
, coupa le blond , excédé par tant de bêtises, levant les yeux au ciel. Sa chambre est en haut à droite.

Les deux jeunes vampires montèrent l'escalier à vive allure en poussant des cris de joie qui l'irritèrent. Non mais quelle idée avait-il eu de leur faire une telle faveur?!

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Musique


Comme attendu, les rues du Quartier Français étaient très animées. Les gens s'entassaient aux terrasses des bars ou sur les trottoirs, leurs vives discussions à peine couvertes par la musique s'échappant des portes ouvertes.
La plupart des regards convergeaient sur le trio de vampires qui marchaient au beau milieu de la rue pavée, et aussi étonnant que cela puisse paraître, cela n'avait rien avoir avec leur beauté. Ils étaient tous fascinés  par Eric , le regardant à la dérobée avec une once de respect des plus curieuses, comme si ils le craignaient ou qu'ils se doutaient qu'un être extrêmement puissant et âgé frayait avec les humains.

- Pourquoi tout le monde te regarde comme ça? S'enquit Caroline , observant les badauds avec suspicion. On dirait que tu leur fait peur... Tu es si vieux que ça?

- On peut dire ça..., murmura-t-il avec un sourire qui le transforma aussitôt en prédateur redoutable, ce qui fit doucement rire Jessica le tenant par le bras.

- Tu veux dire que tu as quasiment 1000 ans?

Jessica la  dévisagea avec étonnement , sourcils froncés avant de hocher la tête comme si elle avait mal entendu tandis que le grand blond souriait de plus belle et éluda sa question d'un commentaire qui piqua la curiosité de la blonde:

- Le monde du fantastique ne se résume pas à Mystic Falls.

Sur ce, il sortit son téléphone portable de la poche de sa veste de costume et s'éclipsa pour passer son appel à l'abri des oreilles indiscrètes. Caroline jeta un regard interrogateur à Jessica, dans l'espoir d'avoir des explications, cette dernière s'étant arrêtée devant la porte d'un bar à l'enseigne tapageuse qui détonnait dans cet univers rustique.
Elle jeta un coup d'œil par dessus son épaule pour voir où se trouvait Eric puis elle poussa la porte grinçante. En entrant, les jeunes vampires eurent la sensation de pénétrer dans une bulle de chaleur à la limite du suffocant, mais où l'air n'était que joie. Leurs robes affriolantes leur permirent de se frayer un passage jusqu'au bar entre tout ses corps fiévreux se balançant au son de la guitare.

Caroline s'empressa de commander une bouteille alors que Jessica tendait une carte de crédit, avant de se faire de nouveau happer par la foule en délire. Caroline but directement le whisky à la bouteille, le liquide lui brûlant agréablement l'œsophage. Eric, qui avait fait une trouée impressionnante dans la masse, revenait déjà. Il la lui prit des mains et but.

- Je croyais que vous ne pouviez pas boire d'alcool?! Cria Caroline , outrée qu'il lui ai prit son bien et franchement perdue. Ou alors tu es un vampire raté?

- Oh que non! S'exclama un Eric indigné. Nous pouvons en boire, mais ça n'a strictement aucun goût et aucun effet pour nous donc nous n'en buvons pas. Jessica, puisque tu m'as si discrètement piqué ma carte de crédit, fais plaisir à la petite et achète-lui à boire. Enfin à une condition.

- Laquelle? Demandèrent-elles en chœur.

- Vous me rembourserez en nature.

- Ca marche
, répondit Jessica qui était déjà partie vers le bar, agitant la carte par dessus son épaule tandis que Caroline riait de bon cœur. Caroline, il ne plaisante pas.

Elle cessa brusquement de rire et le dévisagea comme si il s'agissait d'un malade mental. Pour se donner contenance face à son sourire ravageur, elle but une bonne rasade de whisky qui la fit grimacer puis elle lui demanda.

- Non vraiment , tu as quel âge?

- Je suis plus vieux que tu ne l'imagines
, éluda-t-il de nouveau, la faisant geindre.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

L'homme venait de rentrer dans sa maison du Quartier Français, Rue Royale. Il tentait de mettre un peu d'ordre dans la paperasse entassée sur le secrétaire du salon tout en écoutant le message vocal laissé par Eric. Il était d'ailleurs fort énervé d'avoir loupé son appel de peu. Il rangeait n'importe comment, totalement distrait par les insanités que le viking lui relatait avec sérieux.
Il dû le réecouter une seconde fois pour être bien sûr d'avoir bien entendu.

- Je n'y crois pas! Pesta-t-il en raccrochant d'un geste brusque. Une véritable débandade! Les jeunes n'ont plus aucun respect pour leurs aînés et le travail fourni. Il va falloir mettre les choses au clair une bonne fois pour toute avant que ces idiots ne déclenchent la Troisième Guerre Mondiale!

En apparence, il était d'un calme olympien, mais en vérité, il bouillait de rage. Même lui avait accepté de faire profil bas face à cette menace et voilà que des crétins s'amusaient sans tenir compte de rien, crachant presque à leur nez. C'était inadmissible!
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Myriam le Sam 21 Sep - 22:37

On est que deux lectrices mais moi je suis super emballée ! Et puis on est pas beaucoup encore sur le forum, je suis sûre que d'autres lecteurs arriveront !

Ouahou ce chapitre est vraiment super !

Mais Eric Shocked le vampire il vole ? J'étais autant choquée que Caroline !
En tout cas, ce Eric je l'adore et Caroline aussi apparemment ! Razz Je me demande bien quel âge il a ? J'espère qu'on va le savoir vite.

La maison que tu as choisi est trop belle soit dit en passant !

Et le personnage à la fin, c'est qui ? Un nouveau ? Et plus vieux qu'Eric en plus Shocked !

Je trouve ta fiction passionnante, j'adoooore ! Tu écris super bien en plus !

(et je peux peut-être t'aider pour les affiches, envoie-moi un message privé quand tu auras du temps Smile)

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Dim 22 Sep - 8:08

Merci beaucoup Myriam, tes commentaires font vraiment chaud au cœur. Je me fiche d'avoir plein de lecteurs tant que les quelques uns que j'ai apprécie mon écriture Smile

Je suis contente que Eric te plaise! Pour son âge, on l'apprend dans le chapitre 7 ou 8! Quant au nouveau, il fait son entrée... Bientôt :p

Le chapitre 3 est pour demain Wink
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Myriam le Dim 22 Sep - 11:13

Coooool j'ai trop hâte d'en savoir plus Very Happy

Et de rien, c'est normal. Smile

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Mer 25 Sep - 6:24

Coucou les filles (ou les mecs si il y en a qui traînent par là)!

Je vous poste les merveilleuses affiches des personnages faites par Myriam :amour: (que je remercie encore une fois):


Caroline:
Jessica:
Pam:
Eric:

Le chapitre sera posté en fin de journée.
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Myriam le Mer 25 Sep - 15:04

Encore une fois de rien pour les affiches, je suis trop contente que tu les aimes ! :love:

Hâte de lire le prochain chapitre !

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Mer 25 Sep - 16:18

Chapitre un peu light, mais enjoy!!


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Chapitre III


Eric était rentré depuis un petit moment, les abandonnant dans la rue Decatur , particulièrement animée pour cette heure tardive.
Toutes les portes des commerces étaient grandes ouvertes, laissant filtrer un filet de musique couvert par une multitude de conversations et quelques rayons de lumières qui illuminaient un peu plus les pavés. La chaleur nocturne était supportable si on avait la tête ailleurs, mais elle se faisait de plus en plus lourde au fur et à mesure que les heures s'écoulaient.

Jessica et Caroline étaient assises sur le trottoir défoncé, discutant allégrement de la ville aux milles charmes. Tyler, Elena et toute la clique de Mystic Falls avaient quitté l'esprit brumeux de la blonde qui se plaignait de son manque d'érotisme, pour rester polie.
Bien entendu, toute son histoire avec le loup-garou et le terrible Klaus était passée au crible. Elle n'avait plus grand chose à cacher à Jessica à présent. Cette dernière s'était d'ailleurs bien moquée de sa réserve face à un homme sexy – enfin d'après ce qu'elle lui en avait dit - , peu importe son camp. Caroline s'était contentée de grimacer et de lui envoyer une tape dans le bras avant de se redresser en vacillant.

La jeune vampire observa la voiture garée un peu plus loin dont un flot de musique endiablée se déversait par les fenêtres ouvertes. Elle parada jusqu'au véhicule, l'alcool lui ayant donné un boost de confiance en soi, se pencha à l'intérieur et monta le son au maximum sans se préoccuper de son occupant en charmante compagnie. La musique envahit alors la rue, faisant trembler la voiture.

Musique

Aussitôt les gens éparpillés un peu partout sur les trottoirs se rassemblèrent à une distance raisonnable du véhicule et commencèrent à danser tout en criant, riant.  En moins d'une minute, une fête en plein air s'était installée, dérangeant probablement les riverains dans les étages supérieurs.

Caroline rejoignit bien vite son amie qui n'avait pas perdu son temps, dansant déjà avec un mortel blond plus qu'appétissant. Elle suivit le mouvement tout contre le pauvre homme qui semblait dépassé, bien qu'aux anges. En rythme, elle sautillait et buvait à la bouteille à la fois ce qui, si elle avait été humaine, se serait terminé en véritable catastrophe.
Elle se sentait plus que bien, se permettant de s'amuser et se laissant aller avec un homme chaud à souhait. Dans le sens où c'était un être bien vivant , empli de sang épais et exquis. Ça en devenait quasiment tentant.. Après tout, personne ne se rendrait compte qu'elle buvait à sa gorge dans ce délire ambiant.
Ca allait à l'encontre de tout ce que Stefan Salvatore lui avait enseigné. En gros, respecter les êtres humains … Mais boire trois gouttes ne tuerait personne. Et puis ce que Stefan ne savait pas ne lui porterait pas préjudice.
Tandis qu'elle prenait sa décision, elle remarqua que Jessica l'avait devancé, le visage enfoui dans la nuque de l'homme, ses cheveux de feu lui faisant un rideau pour la protéger des regards indiscrets. Caroline arqua un sourire séducteur avant de se pencher sur la peau pâle. Elle se balançait sur ses pieds , instable, fixant l'artère palpitante sans ciller, comme hypnotiser par le flux battant sous ses yeux.
Avec un léger rire adressé à ses leçons de maintient, elle découvrit ses crocs avant de fondre sur la tentation. La première gorgée fut un délice, une véritable révélation bien qu'elle en ai déjà goûté. Rien à voir avec le sang de Bambi. C'était épais, onctueux, apaisant véritablement cette faim grondante. Elle rejeta la tête en arrière pour pousser un long soupir d'extase, le sang coulant aux commissures de ses lèvres.
Elle avait l'impression de découvrir une vérité longtemps enfouie et qui, pourtant, semblait être une évidence.  Elle refusait simplement de la voir car son entourage ne le concevait pas ainsi. La blonde se sentait bridée.
Aux anges, Caroline retourna à la fontaine, se nourrissant le plus proprement de monde. Chose étonnante puisque tout ses confrères buvaient comme des sagouins.
Elle bu raisonnablement. Il fallait savoir apprécier les bonnes choses à petite dose. Jessica en fit de même.

- Hypnotise-le, moi je m'occupe de ses plaies, rassura la rousse en se perçant l'annulaire de ses crocs.

- Ecoute-moi bien, murmura Caroline, le tenant fermement par les épaules comme si elle craignait qu'il ne lui échappe. Tu vas oublier ce qu'il s'est passé. Si tu te sens si étourdi, c'est à cause de l'alcool. Tu as beauuuucoup trop bu ce soir.

- Évidemment, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre?
Marmonna l'humain avec un sourire béat, les yeux à moitié clos.

Caroline lui rendit son sourire groggy, avant d'examiner ses plaies qui avaient disparu.

- Comment tu as fait ça?

- Un peu de sang sur chaque plaie et hop, le tour est joué!


La blonde eut une petite moue d'approbation qui disparut dès qu'elle vit l'homme qui approchait d'un pas conquérant au milieu de la foule en folie qui ne lui prêtait guère d'attention.

- Je suis là pour répondre à ta prière! Lança-t-il joyeusement , à présent à leur côté.

- Non, mais c'est une blague..., siffla la blonde avec un soupir, complètement échevelée suite à sa petite pause boisson, sentant l'adrénaline s'évaporer. De quelle prière tu parles, Klaus?

- ''L'érotisme'', bien sûr
, mima l'hybride avec un léger rictus qui se transforma en grand sourire ravageur. Il était sûr de lui.

- Bien sûr, répéta-t-elle avec un sourire ironique avant de l'enlacer, à sa propre surprise. Comment tu-vas?

Bien que très étonné, Klaus n'eut pas le moindre mouvement de recul. Il n'allait pas se priver d'un miracle tant attendu sous prétexte que la jeune femme n'était pas dans son état normal. Hors de question de laisser passer sa chance.
Il la serra donc de plus près, le nez enfouit sans sa chevelure d'or.

- Oh bien mieux! Toi aussi on dirait.

Jessica le dévisageait, l'air sidéré et une ombre de sourire moqueur semblait prouver qu'elle savait certaines choses sur lui, des choses bien cachées.
Klaus glissa une main jusqu'au creux des reins de sa douce Caroline, ce qui lui valut un coup de coude violent. La mauvaise impression se dissipa du visage de la rousse qui se para d'un sourire voluptueux. Il baisa délicatement sa main sans la quitter du regard ce qui prouvait sa curiosité piquée.

- Je suis Klaus.

- Jessica.

- Je suis charmé,
fit l'hybride sans se départir de son sourire puis il se tourna vers le blond qui n'avait toujours pas bougé d'un pouce. Il le dévisagea  avec une once de suspicion puis le détailla de la tête au pied. Il semblait chercher un indice sur lui. Très cher, j'apprécierais que vous nous fassiez un peu d'air.

Sans un mot, la pauvre victime disparut dans la masse sous leurs regards curieux. Etait-il vexé? Ça paraissait peu probable vu son allure affirmée. En tout cas, une vague de mystère se dégageait de cet homme, ce que les deux jeunes vampires n'avaient pas senti auparavant, trop grisées par le sang et la musique.

Musique

Le morceau changea sur ses entrefaites, plus rythmé, plus électronique … Et qui fit crier les riverains à leurs fenêtres, bien entendu. Personne ne leur prêta attention en contre-bas.
Sans se faire prier, les deux jeunes vampires se remirent à danser, bras en l'air et paupières abaissées sous le regard un peu trop appréciateur de Klaus qui avait tout d'un vicieux pour l'heure. Ce dernier tenta d'ailleurs une approche direct, glissant innocemment sa main sur le postérieur de Caroline. Elle lui attrapa le poignet à la vitesse de l'éclair et lui plaqua dans le dos, lui faisant face.

- Ne penses pas que tout est permis car je ne suis pas chez moi, souffla-t-elle tout contre son visage, le ton presque grondant. Voyant son air ahuri et qu'il était prêt à riposter , elle lui offrit son plus beau sourire. Ne gâche pas ça, s'il te plait!

L'hybride se contenta de hausser les sourcils avec une petite moue d'indifférence qui semblait vouloir dire ''Tant pis pour toi, chérie'', mais cela cachait aussi sa stupéfaction et son mécontentement. C'était bien la première fois qu'un jeune vampire lui manquait de respect!
Facilement consolable, il se tourna vers Jessica qui lui ouvrit grand les bras. Caroline le regarda la presser contre lui et lui imposer une cadence un peu trop sensuelle qui lui donnerait des cauchemars pour toute l'année à venir.
La blonde, toujours en dansant, absolument pas touchée par l'attitude de Klaus, bien que pestant contre lui pour avoir ramené son passé dans le présent, jeta un regard par dessus son épaule dans le but d'apercevoir le bel étranger qui lui avait servi de dîner. A sa grande surprise, il se tenait sur le trottoir, droit comme un i, et fixant le trio avec une telle solennité que ça en devenait presque effrayant.
Elle fronça les sourcils avant de se faire embarquer par un mouvement de foule, ce qui la fit rire de bon cœur.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Pam, toujours vêtue de son ensemble en cuir bien trop collant à son goût finissait de ranger les verres en compagnie de cette idiote de Ginger . Elle fixait Eric qui lui tournait le dos afin de remettre les chaises sur les tables. Chose rare, mais qui valait le coup d'œil.
Bien qu'elle soit décidée à ne pas se mêler de ses petites affaires , peu importe le lieu, elle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi il avait si facilement tendu la main à cette petite dinde qui n'avait même pas eu à lui faire les yeux doux. Eric n'avait jamais été un enfant chœur, même afin de charmer sa prochaine cible.

Ginger s'en alla en jacassant des inepties sur son coiffeur et une fois qu'elle fut hors de vue, Pam fit claquer le torchon sur le comptoir pour attirer l'attention de son créateur. Elle n'appréciait pas beaucoup les cachotteries dans la famille.

- C'est bien la première fois que je te vois si … tendre. En quel honneur? S'enquit-elle presque dans un sifflement, un poing sur la hanche dans une posture de défi. Tu es gentil avec l'agneau afin de mieux le dévorer ensuite?

Le grand blond daigna enfin lui faire face et la considéra de la tête aux pieds quelques instants, se demandant si il avait bien entendu de l'agacement et de la jalousie.

- Disons que je fais une fleur à cette pauvre innocente. Vu ce dont elle va être témoin dans peu de temps , la ménager ne lui ferait pas de mal.

- Qu'est c'que ça peut nous faire qu'elle en fasse un malaise ou qu'elle en crève? On a pas à s'occuper de cette gamine.

- Cesse d'être jalouse...
, se contenta-t-il d'ajouter avec un léger hochement de tête.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Le trio surnaturel quitta la rue à une heure bien avancée – ou bien matinale selon le point de vue – alors que la pluie commençait à rendre les pavés peu praticables, pourtant la fête battait toujours son plein.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ils riaient à n'en plus pouvoir. Les deux jeunes femmes étaient pieds nus, talons en main, dansant encore dans la rue, les cheveux collés au visage, tout autour de Klaus qui n'en croyait pas sa chance. Caroline aussi ne l'avait pas vu venir: le grand méchant loup s'était révélé bon danseur et gentleman. Ça ne changeait rien au fait qu'elle ne comptait pas lui offrir un baiser, une caresse ou quoique se soit de plus fou. Elle avait l'esprit embrumé, voir inexistant, mais c'était un principe à respecter et qu'elle ne voulait pas briser!

Ils mirent beaucoup de temps à retrouver la maison, divaguant dans les ruelles du Quartier Français en discutant de tout et de rien, la peau luisante sous l'eau glacée qui tombait à n'en plus finir.
Et Caroline oublia tout le reste du trajet jusqu'à la maison.


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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Ameel le Dim 29 Sep - 14:44

JE VEUX LE CHAPITRE IV bounce
Non plus sérieusement, tu sais ce que je pense de tes premiers chapitres, ils sont géniaux. J'adore Caroline (grande première dans le monde de l'humanité humaine n'est-ce pas) et j'aime beaucoup Jessica! Ton écriture est splendide, la description que tu fais et comment tu tournes tes phrases, je suis totalement fan! La musique que tu as prise nous met bien dans le 'thème' et les affiches sont totalement canon (du My, évidemment)! J'ai vraiment hâte de lire la suite bounce

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Dim 29 Sep - 19:08

Merci ma Ameel, ton commentaire m'a motivé à écrire la suite donc tadam!
Il est bien plus léger , mais c'est exprès car les choses sérieuses commencent avec le prochain. Dans tout les cas, j'espère que vous allez apprécier Very Happy 


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Chapitre IV



Caroline se réveilla nettement plus tard avec la sensation d'être passée sous un camion et d'avoir la bouche en feu. Absolument charmant.
Elle n'eut guère de difficulté à retrouver la cause de cet état malgré la quantité d'alcool ingurgitée en un temps record. Les souvenirs de la soirée, notamment celui d'être rentrée en compagnie de Jessica et Klaus – Dieu seul sait ce qui lui était passé par la tête hier soir - , étaient très frais , mais quant à la nuit, impossible de se rappeler de la moindre petite chose.... L'inquiétude se faisait un petit bout de chemin alors qu'elle se rendait compte que Klaus était invisible alors qu'il s'était endormi ici. Rien dans le lit ni par terre... Qui sait, il aurait pu malencontreusement rouler au sol ou même sous le lit, mais pas une trace malgré tout le mal qu'elle se donna en inspectant le dessous du lit, la tête à l'envers.
Soudainement apeurée par les motivations de l'hybride, elle se dépêtra des draps et sauta au pied du lit avec une certaine maladresse. Jessica dormait paisiblement dans son coin, seule sa chevelure flamboyante dépassant de la couette.

Sur ses gardes, elle quitta la pièce plongée dans l'obscurité la plus totale bien qu'elle ne se souvienne pas d'avoir fermé les volets et les rideaux en rentrant. La clarté du couloir la fit grimacer et manqua de la faire tomber dans l'escalier. Une main en visière pour protéger ses yeux, elle descendit à tâtons à cause de son équilibre quelque peu précaire. Dès qu'elle fut dans le hall, un tintement de couverts  et le ronronnement de la cafetière provenant de la cuisine la réveillèrent soudainement, comme si on venait de lui jeter de l'eau glacée au visage. Elle se précipita contre le mur de gauche afin que la personne présente ne puisse pas la voir, même si il l'avait très probablement entendu vu sa démarche lourde.
Se rendant compte qu'elle jouait encore une fois à la poule mouillée, elle fit son entrée dans la pièce vivement éclairée , la tête haute , tout crocs dehors. Se fut, sans grande surprise, qu'elle découvrit Klaus en petite tenue, attablée devant une tasse de café, dos à la fenêtre, l'air frais comme un gardon.

- Non mais qu'est c'que tu fous? Hurla la blonde en lui jetant un torchon au visage en espérant que ça le fasse partir. Tu t'es cru chez toi?!

- Un peu j'avoue, mais c'est toi qui m'a invité alors je me suis dit que je pouvais un peu traîner au lit après une telle nuit....

- De quoi tu parles?!
Maugréa Caroline, plantée devant lui, les poings sur les hanches, absolument ridicule dans la chemise de nuit rose de Pam. Et tu pourrais avoir la décence de t'habiller chez des inconnus.

- Des inconnus qui m'ont laissé dormir dans leur lit,
fit l'hybride avec un petit rire joyeux tout en portant la tasse à ses lèvres. Allez fait pas la tronche, on s'est tous tenus bien comme il faut.

- Ah je préfère ça!
Souffla la jeune vampire avant de s'approcher. Bon finis ça et rentre chez toi sinon Elijah va alerter toute la ville parce que tu as disparu alors que tu es juste là en train de te la couler douce!!

- Du calme ma douce, du calme... Je t'ai fais un café aussi.

- J'aime pas ça. Allez bouge!

- D'accord, d'accord... Mais tu viens avec moi.

- Où ça?!
S'exclama la blonde tandis qu'il lui préparait une tasse de thé sans même lui avoir demander ce qu'elle souhaitait prendre. Ce n'est pas parce qu'on a fait la fête ensemble que je vais t'accompagner faire tes petites courses.

- Pour qui me prends-tu enfin... Je te propose simplement une visite de cette merveilleuse ville!

- Ça dépend...

- Je te payerais un verre, mais rien d'autres. Tu m'as assez extorqué d'argent comme ça...,
marmonna l'hybride dans sa barbe avant de lui poser sa tasse fumante sous le nez. Madame est contente?

- On va dire que oui. Vendu pour la ville... Mais après  tu me fous la paix.


Klaus, qui commençait sincèrement à en avoir marre qu'on s'adresse à lui comme à un chien s'arrêta dans son action et fit claquer son bol sur la table, lui lançant un regard sombre. D'accord, il était un peu plus indulgent avec Caroline: elle était encore jeune, inexpérimentée et puis il ne fallait pas se voiler la face, elle lui plaisait bien aussi, mais il y a un moment où il fallait faire preuve d'un minimum de respect. Selon lui, c'était une valeur fondamentale, notamment chez la race vampire... Et puis il était le premier hybride zut, ça méritait bien un peu de politesse, non?

- Caroline, il va falloir arrêter de te prendre pour une diva maintenant que tu as quitté ce trou paumé de Mystic Falls. C'est chez moi ici alors je te prierais de faire preuve d'un peu plus de respect.

- Chez toi? C'est écrit où? Jamais entendu dire que la Nouvelle-Orléans avait un président vampire...

- Ne commence pas ton petit jeu avec moi,
vociféra Klaus en se penchant par dessus la table dans une tentative de menace, les rayons de soleil passant de chacun de ses côtés, donnant l'impression qu'il était englobé d'une large auréole. N'oublie pas qui je suis!

- Je n'oublie pas... Tiens d'ailleurs en parlant de ça, tu sais voler toi?
S'enquit la jeune vampire d'un ton innocent , les deux mains autour de sa tasse afin de se réchauffer.

Caroline se doutait que cette remarque n'allait pas lui faire plaisir, mais justement elle voulait le titiller pour tenter d'obtenir plus d'information sur les différents types de vampire. Ce n'était peut être pas la personne idéale, mais elle n'avait que lui sous la main pour le moment.
Mis à part ce mystère total et sa présence, elle se sentait complètement à l'aise ici. Cette maison était des plus agréables, elle avait l'impression d'être loin de tout tant la verdure était omniprésente.

- Non, finit-il par répondre presque avec un grincement de dents. Il avait le regard baissé, mais elle avait cru y entrapercevoir un éclair de honte.

- Tu peux lire les esprits?

- Non plus.


Il avait l'air de plus en plus dépité.

- Qu'est-ce que tu sais faire alors?

En voyant les traits de son visage se durcir, elle sut trop tard qu'elle était allée trop loin. Elle devait  avouer qu'elle se croyait un peu tout permis depuis qu'elle était à la Nouvelle-Orléans, mais il fallait  dire que l'ambiance était plus que grisante et l'environnement franchement splendide. Rien que la vue par la fenêtre grande ouverte était enchanteresse: un jardin aux multitudes de fleurs écloses légèrement éclairée par la lumière matinale retenue par les branchages des cyprès qui formaient comme une voûte. Elle avait l'impression que, si elle sortait, elle se retrouverait dans la Forêt Enchanté d'Alice au Pays des Merveilles. Ce tableau méritait d'être accompagné par un morceau de jazz.
Quoiqu'il en soit, à partir de maintenant, elle tenterait de faire plus attention à son attitude afin de ne pas s'attirer les foudres de certaines personnes mal avisées. Comme celle se tenant face à elle , justement!

En attendant sa réponse, elle se leva et trottina jusqu'à la chaîne hifi dans le salon et parcourut la collection de disques de ses hôtes. Les noms sur les disques n'évoquant rien, elle lança la lecture du disque déjà dedans et attendit que la musique se lance.

Musique

Dès les premières notes de violons et autre instrument à cordes, elle ferma les yeux et sourit, un soupir de bien-être effleurant ses lèvres: bingo!
Toutes guillerette, elle retourna à la cuisine à petits pas sautillants rythmés par la musique. Peu importe la conversation qui allait très mal terminée, elle se sentait aux anges. Ce lieu était littéralement magique.

- Je peux te tuer avant même que tu ne me vois ou m'entendes, par exemple.

Caroline se contenta de hausser les sourcils. Il fallait être honnête, après avoir vu un vampire tel que Eric en œuvre, ses arguments n'étaient plus si impressionnants qu'au départ. Pourtant, la logique voulait qu'Eric est moins de 1000 ans, mais il n'en restait pas moins nettement plus effrayant. C'est probablement pour cela qu'elle se permettait quelques petites incartades envers ce cher Klaus.

- Ne t'avise pas de recommencer à me prendre de haut, la menaça Klaus, absolument pas détendu par la musique, avant de terminer son café avec empressement, agacé.

- Hmhm, fit-elle, la tête ailleurs, de nouveau à sa place pour terminer sa boisson chaude.

Klaus, vexé, s'occupa de sa vaisselle et retourna à l'étage, lui laissant enfin un peu de tranquillité pour profiter de son univers.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Caroline était apprêtée  depuis un bon moment, à l'instar de l'hybride qui trépignait dans le hall, mais Jessica ne montrait pas le bout de son nez. Cela faisait quand même une bonne heure et demi, ça commençait à devenir inquiétant. Si ça se trouve, Klaus avait profiter de sa douche pour manger la rousse!
Ses talons claquant sur le parquet , elle pénétra dans la chambre du maître de maison toujours plongée dans l'obscurité. Elle scruta la pièce, mais rien n'avait changé de place: tout les meubles baroques, fauteuils, commodes, lit, étaient au bon endroit... Tout comme Jessica qui respirait doucement sous l'épaisse couette rembourrée de plumes d'oie pour plus de chaleur et de confort.

«Quelle feignasse » pensa Caroline avec un petit rire tandis qu'elle se dirigeait vers les fenêtres de plein pieds afin d'en tirer les lourds rideaux en sifflotant l'air du morceau du petit-déjeuner. Quelques rayons vinrent alors jouer sur le sol, créant des flaques de ci de là. Elle ouvrit ensuite chaque fenêtre en grand et poussa tout les volets verts avec énergie, laissant entrer un flot de lumière qui illumina la chambre, la parant de ses plus beaux atours.
Ce petit moment digne d'un Disney fut interrompue par le cri strident de Jessica , folle de douleur, qui s'était redressée sur le lit, sa chevelure rousse en bataille. Pire, la peau de son bras, d'habitude semblable à de la porcelaine, était en flammes!

- Putain elle crame! ELLE CRAME! Hurla Caroline , les mains en l'air avant de sauter sur le lit pour inspecter son corps à la recherche d'un quelconque bijou protecteur. KLAUS ELLE CRAME!

- Je t'ai entendu la première fois!
Râla l'hybride qui les avait rejoint en quelques secondes avant de tirer les rideaux afin de ne pas aggraver les choses. Elle n'est pas protégée?

- Je croyais que si... Ça me paraissait logique.


En effet, elle ne portait strictement aucun bijou. Elle examina les bras de son amie... Qui étaient de nouveau intactes. De plus, elle dormait paisiblement, comme si rien ne s'était passé alors qu'elle brûlait il y a tout juste quelques secondes. La pauvre n'avait pas la moindre petite chose pour se défendre contre la lumière alors qu'elle côtoyait des vampires en apparence âgés pour qui les rouages de la sorcellerie ne devaient plus avoir beaucoup de secrets.

Klaus dévala les escaliers en ronchonnant, pestant contre son inefficacité en période de crise, tandis qu'elle prenait son temps à l'étage afin de tout refermer. Elle ne voulait pas risquer la mort de Jessica une nouvelle fois.
Une fois cela fait, son portable rangé dans la poche avant du sweat fuchsia en éponge emprunté à Pam sonna. Toute innocente qu'elle était, elle décrocha:

- Non mais qu'est c'que tu fous? T'es où? Brailla Damon à l'autre bout du fil.

Sa douceur légendaire ne lui avait pas manqué. Elle écarta le portable avec une grimace, déjà irritée.

- Ca va merci et toi? Minauda Caroline avec un sourire ironique que, bien heureusement, il ne pouvait pas voir, les dents serrées. Comment se porte Elena?

- Oh très bien,
ronronna le vampire brun avant de changer brusquement de ton, bien plus sec et froid. Maintenant rentre: on a un problème!

- Évidemment, pourquoi m'appeler sinon... Vous vous débrouillerez très bien tout seuls! Allez bisous, à bientôt!


Sur ce, elle raccrocha brusquement , mais avec un petit air satisfait puis coupa son téléphone portable avant de le ranger dans sa poche.
Non mais pour qui se prenait-il celui-là? Elle avait quitté Mystic Falls depuis une journée quasiment et personne ne s'inquiétait de savoir ce qu'elle fabriquait, sauf quand une tuile leur tombait dessus bien entendu et qu'il leur fallait une bonne poire pour encaisser à leur place. Cette fois non!
Caroline était un être vivant à part entière, pas un punching ball à donner aux vilains en remplacement et l'être vivant criait à la tranquillité, mais aussi à la vengeance. Pour commencer, elle les laisserait donc se tirer de leurs sales draps seuls. Si ils échouaient, peut être se rendraient ils compte qu'elle avait une véritable valeur.

Avec un hochement de tête faisant voltiger sa chevelure d'or ,elle chassa ces mauvaises pensées, baisa le front de Jessica , attrapa son sac à main posé dans un coin de la pièce et partit, le cœur léger.
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Pietra Salvatore le Lun 30 Sep - 18:03

J'adore, je connais la série True Blood et donc je peux te dire que je reconnais bien le caractère des personnages, continue comme ça.

Vivement la suite.

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Lun 30 Sep - 19:24

Oh merci Pietra (je fais des raccourcis hein :p ), ton commentaire me fait super plaisir et le top c'est que tu reconnais les personnages de True Blood, je fais donc du bon travail yaaay!

Le prochain chapitre arrive en fin de semaine... Et ça va déménager donc soyez prêtes les filles.
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Sam 12 Oct - 19:43

Coucou les filles!
Je vous poste déjà le chapitre 5, même si j'ai peu de succès ces temps-ci. En tout cas, j'espère qu'il va vous plaire car il me tient particulièrement à coeur.


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Chapitre V


- Ahhh, ce soir je me sens roi! S'extasia Klaus, Jessica sous un bras, Caroline marchant de l'autre côté, un peu plus renfrognée, mais il n'y prêtait guère d'attention. Il leva les yeux au ciel comme pour le remercier de ce cadeau.

Il faut dire qu'il avait de quoi faire le malin avec deux splendides femmes à ses côtés, il pouvait être certain qu'il serait la star cette nuit. La rousse avait sortit le grand jeu soit un slim noir et bustier de satin rouge entrecoupé de bandes de velours noirs assorties à ses escarpins aux talons vertigineux. Quant à Caroline, elle avait opté pour un peu plus d'élégance avec une robe bleue ciel près du corps dont le buste était orné de bandes de tulle croisée lui faisant un décolleté impressionnant. Pour compléter le tableau, l'hybride était vêtu d'un simple haut blanc, pantalon noir , le tout rehaussé par une veste noire style militaire à gros boutons de cuivre.

- Tu nous emmènes où ? S'enquit Jessica, accrochée à lui, aux anges, ses talons claquant avec force sur le pavé.

- Surprise.

Musique

Il prit un peu d'avance, fendant la foule nocturne coutumière, la tête haute comme un coq se pavanant dans sa cour.
Quelques minutes après à peine, il les fit entrer dans une énorme bâtisse du même style colonial que tout les autres édifices du quartier. Un paradis. Depuis l'extérieur, la musique retentissait déjà avec excès, mais dans le couloir, c'était assourdissant au point d'en faire trembler les murs. Caroline pensait que les appliques allait tout bonnement lâcher.
Le port altier – à un point où il allait finir par se faire mal à la nuque tant son menton était levé - , Klaus mena ses compagnes jusqu'à la pièce principale où se pressait une telle assemblée de gens en tout genre qu'on pouvait presque parler de troupeau pour le coup! Tout ces énergumènes gravitaient autour d'un splendide métisse au sourire ravageur qui faisaient une petite démonstration de danse à une blonde hystérique.
Tout le monde s'écarta sur le chemin du trio avec une marque de respect évidente, lui formant un chemin jusqu'à l'homme qui semblait être le maître des lieux.

- Marcel.

Le concerné se retourna aussitôt et son sourire – déjà impressionnant – s'élargit encore plus. Il ressemblait presque au Chat du Chechire. C'était bien la première fois que Caroline voyait quelqu'un sincèrement ravi par la présence de l'hybride dégénéré. Apparemment, il y avait une exception à chaque règle.

- Klaus!

Marcel lui ouvrit grand les bras, l'hybride alla jusqu'à lui pour lui donner une accolade fraternelle qui choqua la blonde. A ce rythme là, il finirait par danser nu sur une table!

- Tu ne me présentes pas tes charmantes compagnes? S'enquit le nouveau meilleur ami de Klaus avant de les dévisager tour à tour d'un air appréciateur. Tu aurais dû me prévenir que tu amènerais de telles princesses, je me serais fait plus présentable.

Par bonheur, il ne les regardait pas à la façon d'un porc contemplant une bonne chaire convoitée, mais comme un véritable gentleman enchanté de se retrouver face à de telles sirènes.
Klaus prit un petit air satisfait , un sourire ravi accroché aux lèvres. Son petit tour pour impressionner la galerie semblait fonctionner.

- Je te présente Caroline et Jessica.

Marcel leur baisa la main chacune leur tour, le regard ancré aux leurs. Un véritable charmeur! Toutes deux étaient très flattées par ces petites intentions.

- Ma soirée serait parfaite si l'une d'entre vous acceptait de rester à mes côtés.

A sa grande surprise, Caroline ne put résister à son large sourire à fossettes et son charme naturel. La blonde vint droit dans ses bras d'un pas souple et félin, se sentant plus femme que jamais, mais avant tout e-x-i-s-t-a-n-t-e ! C'était toujours aussi agréable. Dans tout les cas, elle était à présent convaincue d'avoir fait le bon choix.
Calée contre le torse puissant de Marcel, elle regarda Klaus et Jessica s'éloigner en papotant joyeusement, bras dessus bras dessous. La jeune vampire rendit son clin d'œil à l'hybride , sans la moindre animosité ni lubricité puis elle eut un léger mouvement de tête, quelque peu étonnée par ce tableau et toutes ces rencontres inattendues, mais cela en faisait leur charme.

- Alors vous connaissez Klaus depuis le temps? S'enquit Caroline tandis qu'il la menait à un buffet plein à craquer de bouteilles d'alcool, serrant délicatement sa main dans la sienne.

- Oh que oui! Bientôt 200ans... Et pas de vouvoiement ma jolie, fit Marcel avec un petit rire, le regard enjôleur, puis il s'empara d'un verre à pied en cristal véritable. Qu'est-ce que je te sers à boire?

Avec un faux air de défi, une main sur la hanche et sans le quitter du regard, elle s'empara d'une bouteille de vodka. Il la regarda boire à la bouteille, inquisiteur. Il allait quand même lui en falloir plus pour l'impressionner, allons!

- 200 ans avec ce type, ça doit pas être facile tout les jours.

- On finit par se faire à ses éclats de voix et ses crises de paranoïa passagère. Il n'est pas si horrible finalement... Je dirais ''unique''.

- Bien trouvé!
Marmonna la blonde avec une moue approbatrice, plongée dans ses pensées l'espace de quelques secondes avant de se ressaisir. Fais moi danser plutôt!

Trop heureux de lui obéir, il l'entraîna au centre de la pièce, qui s'avérait être un hall gigantesque, parmi la foule en délire qui n'imaginait pas une seule seconde se trouver en présence de telles créatures. Comme quoi, cela prouvait aux mauvaises langues que tout était possible!


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Une bonne heure et demi s'était écoulée depuis leur arrivée à la soirée et Caroline ne pensait même plus à son retour pour Mystic Falls demain, échevelée, en sueur, pressée entre les gens.... Et puis la douce caresse des lèvres de Marcel dans sa nuque avait un effet incroyable!
Afin que ça ne dégénère pas, elle s'était éclipsée prétextant une séance pomponnage, mais en vérité cherchait sa belle amie flamboyante. Marcel, beaucoup moins tatillon et pas susceptible pour un sous, s'était contenté d'un clin d'œil avant de changer de proie.
Apercevant le duo étonnant appuyé à la balustrade à l'étage, elle se fraya un passage, un martini à la main et les rejoignit en trottinant. Elle embrassa Jessica sur la joue puis resta plantée là à contempler le troupeau en contre-bas. Alors que Klaus faisait de même, elle le regarda à la dérobée et se surprit à sourire.
Finalement, elle avait découvert une facette tellement plus agréable, moins arrogant , toujours aussi insistant, mais sa tranquillité lui enlevait un poids. Elle regrettait presque de ne pas rester un peu plus longtemps pour en découvrir un peu plus, mais l'appel de Damon l'avait malgré tout ramener sur terre: ils avaient besoin d'elle.

Après une nouvelle bise à Jessica, elle en fit de même à Klaus qui manqua de s'étrangler avec son cocktail tant il fut surpris. Il allait neiger demain avec une telle attitude, c'était quasiment une autre dimension!
Il se désintéressa donc des humains désespérés en bas pour la dévisager. Joueuse, elle approcha son visage du sien au point qu'elle sentait son souffle sur sa joue. Non, bien sûr, elle n'était pas sérieuse, mais elle se sentait d'humeur à le taquiner, même lui, quitte à se faire tordre le cou. Elle ressusciterai de toute manière alors rien de bien grave!
Alors que Klaus prenait un peu trop les devant à son goût, un ram-dam d'enfer retentit dans le hall. Plusieurs portes claquèrent avec violence, la musique bourdonna, grésilla avant de redémarrer de plus belle, rythmée, mais un silence glaçant s'était abattue sur l'assemblée à présent immobile.

Musique

Un grand et bel homme blond fit son entrée dans le vestibule, impressionnant dans sa redingote de velours. Ce petit détail aurait pu en faire rire plus d'un, mais son air fulminant imposait le calme. Sa peau était curieusement hâlée pour celle d'un vampire – parce que oui, aucun doute sur son identité - mais elle avait l'aspect rigide de la pierre. Sa chevelure blonde tombant aux épaules formaient comme une crinière de lion.
En le voyant, majestueux dans la basse-cour, Caroline comprit. Ce qu'elle avait lu , ce qu'on murmurait était vrai. Les plus jeunes vampires s'agenouillant à ses pieds, les yeux brillants d'émerveillement, lui donnèrent raison.

Le célèbre Lestat de Lioncourt, héron de roman auquel personne n'osait croire, venait de faire son entrée. Et il était furieux bien que les traits de son visage n'expriment que la sérénité. Les seules indices de son véritable état était sa bouche pincée et la tête décapitée qu'il tenait à la main, par les cheveux.
Difficile de s'y méprendre pour le coup!

- Ce jeune freluquet vient de me dire quelque chose de fort déplaisant! Comme quoi tout étranger n'aurait pas le droit d'entrer sans invitation chez son maître, le roi de la Nouvelle-Orléans. Je suis sincèrement outré par cette nouvelle.

Marcel ne disait mot, figé au centre de la salle, attendant la suite avant de riposter, ayant soudainement perdu de sa superbe. Klaus ne se portait pas mieux là-haut, lui aussi avait des choses à se reprocher. Le vide s'était fait autour du roi de la basse-cour, le faisant paraître bien ridicule vu d'en haut.

- Je ne savais pas qu'on avait instauré une monarchie chez les vampires, encore moins à la Nouvelle-Orléans, ville qui s'avère être sous haute surveillance... Cela ne suffit pas d'enfreindre les règles et de cracher aux visages des Aînés, il faut en plus que vous écrasiez les sorcières.

Marcel ouvrit la bouche, fin prêt à répondre à ce terrible affront, mais il se fit royalement couper l'herbe sous le pied par le célèbre vampire qui approchait à grand pas:

- Ne joue pas avec moi Marcel. Tes règles minables ne te seront d'aucune défense. Tu as vécu assez longtemps, détient assez de pouvoir pour savoir ce qu'il s'est passé ici et dans quelle situation nous sommes aujourd'hui et qu'il ne faut pas jouer avec le feu. Ici, c'est chez moi qui plus est... Tu pensais que je n'y remettrais plus jamais les pieds? A cause de Klaus et toi? Je ne tolèrerais pas que cette splendide cité devienne la cour de récréation de tout les petits vampires en manque d'aventures. Encore moins qu'elle ne devienne le théâtre de l'affrontement de deux vampires puériles et vaniteux alors que nous sommes dans le collimateur du Talamasca.

Klaus eut un mouvement de recul, comme prit au piège tandis que Marcel toisait le nouvel arrivant, soudainement bien moins orgueilleux. La foule d'admirateurs agenouillés gardaient leur distance, attendant la suite des évènements avec avidité, mais ne comprenant strictement rien à la situation.

- Tu es parti, lâcha enfin Marcel. Aucune loi n'indique que c'est ton territoire. Chacun peut faire ce qu'il lui plaît, peu importe les sorcières et le Talamasca.

- Tu n'aurais pas dû... Tu vas t'attirer la colère de certains autres bien moins cléments. Tout le monde sait qu'il y a des choses à ne pas faire, notamment me casser les pieds, mais tu t'en moques et agis selon ton bon vouloir. Tu es opportuniste, c'est tout à ton honneur... Mais tu sais, ce n'est pas toi qui me contrarie le plus.


Nouveau silence de l'assemblée mais le rythme de la musique battait toujours avec force. La tension devenait palpable.

- Niklaus, roi des parjures, cesse donc de te cacher, fit Lestat sans même lever ses yeux à l'éclat pourpre. Viens à moi , je te prie.

La peur zébra le regard de l'hybride quelques instants avant qu'il ne reprenne son masque habituel de complaisance. Dans une tentative pour l'impressionner, il se laissa tomber de la balustrade et atterrit à quelques mètres de lui.

- De quel droit reviens-tu ici, la queue entre les jambes afin de récupérer ta part? Lui demanda Lestat, les bras croisés, l'air bien sévère d'un seul coup. Revenir et jouer à ce que tu n'es pas, demander ce à quoi tu n'as pas le droit. Nous ne sommes pas tous aveugles. Les enfants des millénaires sont furieux.

Caroline fronça les sourcils, les doigts entrelacés à ceux d'une Jessica toute aussi attentive, mais nettement moins surprise. Donc Klaus avait bel et bien menti, du moins c'est ce que semblait dire Lestat. Avant même son arrivée, il est vrai qu'elle commençait à se poser des questions sur l'identité du grand méchant Klaus, la race entière des vampires. Son statut d'hybride et sa puissance lui enlevait les quelques doutes restant... Jusqu'à présent.

Voulant voir la scène de plus près, la blonde se dirigea vers les escaliers qu'elle descendit à pas allongés et silencieux, Jessica sur les talons, tentant de ne pas attirer l'attention sur sa petite personne. Une fois en bas, les deux jeunes femmes prirent place au fond de la salle, non loin de Marcel.
C'était la première fois que Klaus faisait profil bas.

- Deux rois parvenus qui se battent comme des coqs. Splendide! Vous allez mettre fin à cette querelle, et vite, sous peine de terrible représailles. Je ne vous demande pas de quitter la ville, simplement d'arrêter de parader. En revanche, si, tout les deux, ne laissez pas tomber vos plans de conquête, il faudra songer à partir.

- Tu ne peux rien m'imposer,
vociféra un Klaus contenant sa rage tant bien que mal. J'étais là avant. JE SUIS PLUS AGE.

Lestat éclata d'un rire tonitruant qui emplit la pièce de façon effrayante, en faisant presque trembler le verre des fenêtres.

- Il n'est pas question d'âge ou de hiérarchie, très cher. Tu ne comprends donc pas que je ne suis pas le plus gros problème que vous vous attirez avec votre dispute infantile? Dans tout les cas, tu n'as pas ton mot à dire et aucune ''loyauté'' à revendiquer au vu des insanités que tu propages. Tu devrais avoir honte de ce que tu fais.

- Ne me parle pas ainsi, je suis plus âgé que toi!
Rugit l'hybride, à bout de patience.

Un sourire étira très légèrement les lèvres rosées par le sang de Lestat alors que plusieurs bébés vampires prirent feu dans un concert de cris stridents. Ni Klaus, ni Marcel n'émirent le moindre son ou geste, mais la frayeur faisait battre leurs cœurs avec force. En revanche, Caroline esquissa un pas en arrière, une main plaquée sur sa bouche, l'autre sur son cœur affolé. L'odeur de chair brûlée était insoutenable. Elle aurait souhaité ne jamais connaître ça.

- Je ne veux plus entendre parler de vous ou votre lutte. Vu que je reprend mes quartiers, je serais au courant de vos moindre faits et gestes sinon ça va chauffer pour vos fesses. Nous sommes d'accord?

Les deux vampires acquiescèrent d'un imperceptible signe de tête, assez malins pour comprendre qu'il fallait garder profil bas, mais Caroline savait pertinemment que Klaus réfléchissait déjà à tout les coups bas possibles à faire pour se débarrasser de cet enquiquineur. Personne ne pouvait essayer de le dominer sans un retour de flammes.
Comme si Lestat avait entendu ses pensées, il fit flamber une bonne dizaine d'autres petits vampires tétanisés, déclenchant une nouvelle salve de cri parmi les humains qui ne comprenaient pas le moindre petit détail.

- Carolines, Jessica, nous y allons, ordonna Lestat d'une voix nettement plus douce, le dos déjà tourné à l'assemblée tétanisée. La fête est terminée, rentrez chez vous!
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Pietra Salvatore le Lun 14 Oct - 10:41

J'adore ton chapitre, continue comme ça.
J'avoue que je lis que les fictions sur le DE, mais la tienne m'intrigue, elle est différente des autres et en plus elle est très captivante.
Donc continue comme ça.

Vivement la suite.

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Ameel le Mar 15 Oct - 18:56

BIANCA :amour:
Ton écriture, toujours une belle perfection, tu manies tellement bien les mots et les expressions, j'ai eu de très bons fous rires avec toi! J'adore comment tu écris, j'adore, j'en suis amoureuse! Je suis amoureuse de Klaus et de Caroline, pour une fois que quelqu'un réussit à me faire aimer Caroline, chapeau! J'aime beaucoup les musiques que tu choisies aussi et ton intrigue m'intrigue énormément! Team Bianca!

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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Mar 15 Oct - 19:08

Merci les filles <3 Vous êtes trop adorables!

Vos commentaires me motivent vraiment à continuer et je le fais avec plaisir.
Si mon écriture vous immerge dans le truc , que selon je respecte les personnages et que vous appréciez ceux qui sont chiants, AMEN! *o*

Je posterais la suite la semaine prochaine.
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Ven 1 Nov - 12:39

Coucou tout le monde!
Voici mon chapitre 6 avec du retard, désolé j'ai beaucoup de travail, je ne sais même pas comment j'ai fais pour écrire celui-ci qui est en plus plus long que les autres!
J'espère qu'il va vous plaire Smile

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Chapitre VI


Les deux jeunes vampires le suivirent sans attendre et sans même se demander comment un tel personnage les connaissait, totalement hypnotisée. Dire qu'elles venaient de recevoir l'ordre de suivre le plus puissant vampire foulant cette terre. Du moins, selon les livres, mais il fallait avouer que sa démonstration flamboyante avait de quoi inspirer la croyance et le respect.
Alors que le trio quittait la demeure à présent bien calme, Caroline retrouva ses esprits le temps de jeter un dernier regard à Klaus par dessus son épaule. Malgré son masque de fierté coutumière , elle y percevait a présent toutes les fissures causées par la peur, la vraie. Commençant sincèrement à se faire du soucis pour lui, bien qu'il ai bien mérité, elle comprit qu'il venait de trouver un adversaire à sa hauteur.

Une fois dans la rue tout aussi déserte que le hall, seul quelques gens pompettes s'extasiant aux fenêtres grandes ouvertes, le grand Lestat changea du tout au tout, leur offrant un sourire radieux qui métamorphosa son visage.

- L'air parfumé et électrique de la Nouvelle-Orléans m'avais manqué! S'exlama-t-il en tournoyant dans la rue, les bras et les yeux au ciel. Il s'arrêta soudainement, au beau milieu de la rue pavée, les poings sur les hanches. Que faisiez-vous avec la racaille?

Caroline était bien trop tétanisée pour répondre, plantée comme une imbécile sur le trottoir jonché de déchets en tout genre, sa robe de soirée lui collant désagréablement à la peau suite à sa présence prolongée dans cette foule, l'impression renforcer par la chaleur nocturne. Elle se contentait donc de fixer Lestat de Lioncourt avec de grands yeux. Elle ne devait pas franchement renvoyer une superbe image, mais ce n'était pas vraiment sa plus grande préoccupation. Non seulement elle se retrouvait face à ce grand fou , mais en plus il venait de faire une petite flambée de bienvenue chez Marcel. Jamais elle n'aurait imaginé que de tels pouvoirs puissent exister! Elle avait dû mal à décider si elle était choquée dans le bon ou le mauvais sens.

- Oh ils sont plutôt sympathiques quand ils ne jouent pas, répondit Jessica avec un haussement d'épaules indifférent. Je pense qu'ils seront de bien méchante humeur après le barbecue que vous venez de faire. En plus, bonjour l'odeur que ça laisse après! Ca met des semaines à se dissiper cette cochonnerie.

- C'est bien peu payer si ils tiennent à rester en ville. Caroline, chérie, vous allez bien? Vous êtes bien pâle.


La blonde sursauta à l'appellation et eut un mouvement de recul comme si il venait de la frapper. Ahurie, elle se tourna vers la rousse qui se tenait à présent auprès du nouveau venu, en quête d'un peu d'aide, mais elle se rendit compte qu'elle venait de plaisanter sur de la chair brûlée. Soudainement, elle avait l'impression d'être tombé au milieu d'un bien drôle de songe qui n'allait pas tarder à virer au cauchemar.

- Où-je suis tombée...? marmonna-t-elle en balayant la rue vivement éclairée à la multitude d'enseignes commerciales immobiles, à la recherche d'un indice.

Prise d'un éclair de conscience, elle se mit à fouiller activement son décolleté et en sortit son téléphone avec un soupir de soulagement. La jeune vampire le serra contre son cœur, les yeux clos, comme si c'était une relique la rassurant.

- Miss Forbes, je sais que ce que à quoi vous venez d'assister risque de vous perturber pendant un petit moment, mais je dois vous raccompagner chez vous. Jessica, attendez-moi chez vous, je vous rejoins sous peu.

- Ca marche! Caroline, t'inquiète pas et tu as mon numéro, donne-moi de tes nouvelles et reviens vite!


La rousse lui envoya un baiser du bout des doigts puis s'éclipsa en chantonnant une mélodie entraînante entendue un peu plus tôt. Caroline, commençant à paniquer de se retrouver en tête à tête avec Lestat, la regarda s'éloigner  de son pas sautillants, prête à la rejoindre, mais elle était toujours autant paralysée, le regard baissé.
Avec douceur, il lui releva la  tête d'une pression sous le menton et lui sourit de tout ses crocs avant de l'enlacer. Mauvais signe. Très , très mauvais signe.
En effet,  elle se retrouva dans les airs en moins de deux, criant à plein poumons... Avant de retrouver le calme sous le regard inquiétant du vampire. Elle s'était déjà ridiculisée devant Eric, il était donc temps qu'elle apprenne à se tenir devant les plus grands. Malheureusement, elle ne profita pas de son voyage aérien, car trop concentrée à garder la bouche fermée et à fuir son regard, mais au moins, elle eut tout le loisir de réfléchir à cette situation totalement tirée par les cheveux.

Lestat la déposa avec délicatesse devant chez sa mére. Il faisait nuit noire, mais la lumière des lampadaires éclairaient les jardins endormis et les façades des maisons de la rue. Caroline chancela sur ses pieds, totalement déboussolée, avant de se laisser tomber à genoux devant lui, les mains jointes sur les genoux et le regarde finalement rivé  son visage d'ange déchu. Soudainement, elle avait l'impression de se trouver devant Dieu.

- Pas de ça avec moi, c'est absurde, fit-il avec un agréable petit rire, une moue de contentement trahissant ses sentiments, puis il la releva par le poignet. Je ne suis pas Dieu. Je suis bien plus beau que lui et tellement plus malin.

Caroline ne put s'empêcher de glousser comme une idiote face à son commentaire. Il était trait pour trait fidèle à la description des livres: un vrai chenapan vantard, mais tellement charmant qu'on ne pouvait qu'en rire. Bien que certains devaient franchement avoir envie de le gifler.
La lumière du hall s'alluma, éclairant le porche et crevant la pénombre. La  silhouette d'une femme se découpa dans la lumière de la vitre de la porte.

- Il est temps que vous rentriez, douce Caroline.

- Et...Et ma voiture?! Mes affaires?!
S'exclama-t-elle en agitant les mains dans tout les sens, se rendant brusquement compte qu'elle était revenue les mains vides, tandis qu'il la poussait délicatement sur le chemin de pierre menant à l'entrée. Ma mère va me tuer!

- Ne vous en faites pas! Nous vous ramènerons tout sous peu! Soyez sage Caroline, vous avez des examens à passer. A bientôt.


Il lui baisa le front alors qu'elle grimaçait: comment diable pouvait-il savoir tout ça?! Elle n'en avait parlé à personne. Lestat de Lioncourt disparut dans le ciel nuageux sans étoiles tandis que la porte d'entrée s'ouvrait sur le shérif, les traits tirés. En voyant l'air hagard de sa fille, Liz Forbes courru jusqu'à elle, encore plus inquiéte.

- Caroline! Où étais-tu passée?! Tu vas bien? Il est presque minuit!

- Tout va bien, tout va bien...J'étais chez une amie en Louisiane
, marmonna-t-elle, le regard rivé au ciel. J'avais besoin de décompresser avant les examens.

- En Louisiane?! Tes examens sont demains je te signale! Et ne pars pas sans prévenir, la situation est trop dangereuse en ce moment.

- Ne t'en fais pas maman,
assura la blonde en lui frottant le bras avant de regagner le trottoir, rafraîchit par la brise estivale. Je vais chez Matt, il a besoin de moi.

Et elle partit sans demander son reste, toujours dans sa robe de soirée bleue ciel, à pied, complètement perdue dans ses pensées, sous le regard éberlué de sa mère.
Caroline ne devait pas se laisser distraire alors que les derniers examens avaient lieu demain. Elle aurait tout le loisir de se perdre dans ses réflexions et dans les rues pavées de la Nouvelle-Orléans dans quelques jours.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Lestat venait de rentrer dans la charmante demeure du viking, étonnamment coquette avec ses teintes roses et vertes, où l'attendait Jessica toujours vêtue de son extravagant bustier rouge , sa chevelure de feu ramenée en queue de cheval haute.
Il marqua une pause sur le pas de la porte du salon afin d'admirer sa silhouette de femme-enfant, son teint rosé de porcelaine et ses grands yeux azur. C'était une jeune créature splendide mais si fragile, à l'instar de Mona.  Après sa petite observation, il la rejoignit devant la télévision vomissant un flot de débilités incroyables et entama la conversation de but en blanc:

- J'étais sur le point de revenir lorsqu'Eric m'a prévenu de ce combat ridicule.

- La Nouvelle-Orléans n'a pas de propriétaire, alors pourquoi les avoir si durement mis en garde?

- Premièrement, j'en ai assez des problèmes que sème cette maudit branche, surtout ce fieffé menteur qu'est l'hybride originel. Deuxièmement, car ces deux idiots ont l'air d'avoir oublié  que le Talamasca nous a menacé de guerre justement à cause des évènements qui se sont déroulés dans cette ville. Dans les deux cas, Marcel et Klaus sont totalement inconscients.

- Ca n'empêche qu'ils n'y sont pour rien dans l'affaire du Talamasca... Mais c'est bien vrai, quand le vent leur reviendra dans la figure, ils vont amèrement regretter ce qu'ils ont fait.

- Ils nous surveillent , vous savez... Je serais eux, je ferais profil bas.

- Dis celui connu comme le prince garnement, qui lui aussi n'en fait qu'à sa tête,
fit Jessica avec un rire franc, la tête appuyée contre le sofa. Je sais qu'ils nous ont à l'œil, qu'ils sont là.

- Je dois rester pour remettre de l'ordre dans ce capharnaüm …. Et je veux que la branche souillée sache la vérité.

- Maharet doit être  furieuse après Klaus et sa fratrie.

- Il est le seul à savoir il me semble, ça lui évite les remises en question. Pour le moment, Maharet semble indifférente à la situation. Je devrais parler à Mona ou Quinn pour savoir ce qu'il en est justement.


- Par contre, Eric est hors de lui . Voir, je le cite, ''un blanc bec se prendre pour le grand méchant loup qui se pavane comme un coq grâce au plus grand mensonge de l'univers'' le tue. Et vous savez que Marcel contrôle les sorcières?

- Voilà encore quelque chose d'aberrant! Traiter les sorcières de cette manière va lui valoir de terribles représailles. Il est fou de s'exposer à un tel danger.

- Vous ne croyez pas que son arme pourrait être une femme Mayfair?

- Impossible.

-  A mon avis, ça va finir en guerre.


Lestat daigna enfin la regarder, pile au moment où une moue tordait son visage, perdue qu'elle était sous cette avalanche de mystères.
C'était la première fois qu'elle rencontrait la légende, mais en aucun cas elle n'était gênée. C'était un vampire comme un autre, juste beaucoup, beaucoup plus puissant que le normal. Ce qu'elle préférait , c'est qu'elle pouvait parler de ces intrigues avec lui sans se faire juger de petite idiote pour ses idées.

- Vous devez être sur vos gardes à présent. On ne sait pas comment vont réagir Marcel et Niklaus. Il se peut également que le Talamasca fasse son entrée un peu plus tôt dans le jeu suite à leur combat. Oh en fait, votre amie, Caroline, est-elle au courant?

- Pas le moins du monde.

- Il faudra lui dire un jour où l'autre. Cette jeune femme n'a pas besoin de nouvelles désillusions.


Lestat déplia ses longues jambes avant de se redresser puis se dirigea vers la porte d'entrée sans la moindre explication, Jessica sur les talons, immense grâce à ses talons vertigineux. A vrai dire, ils faisaient la même taille.

- Vous êtes une femme magnifique et futée, je m'en voudrais beaucoup qu'il vous arrive quelque chose. Je serais plus rassuré si vous logiez chez moi, rue Royale, sous ma protection.

- Serait-ce une tentative de drague?
Fit-elle avec une fausse mine outrée qu'il adopta rapidement. Je plaisante. C'est très gentil à vous, mais non merci. Je suis une grande fille, je me débrouille toute seule. En revanche, on peut aller chasser. Je ne me suis pas encore nourrie.

- Avec plaisir! Par contre , ce soir vous êtes une véritable vampire, pas de sang synthétique, mais il y a quelques petites règles.

- Ne tuer que le malfaisant,
fit-elle du tac au tac avec un clin d'œil malicieux. Elle avait bien retenu la leçon des livres.

Toute émoustillée à l'idée de boire à la source et surtout, de le faire en compagnie de Lestat de Lioncourt, elle s'empressa de fermer la porte derrière elle, à clé bien entendu avant de s'élancer dans l'allée , quasiment en sautillant. Aucun ne se rendit compte que la présence de la victime de la veille de Jessica, immobile sur le trottoir en face, les suivant du regard, impavide.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

La villa était éclairée de toute part malgré l'heure, mais la louve dormait déjà paisiblement sous son tas d'édredons en plumes d'oie. Il  était venu vérifier que tout se passait bien, qu'elle était en paix. A vrai dire, toute la maison respirait la tranquillité cette nuit... Malheureusement pour lui qui attendait un tel moment depuis des décennies, la porte d'entrée s'ouvrit en bas et ferma en claquant bruyamment , allant même jusqu'à faire tomber un tableau qui s'écrasa au sol.

Les talons de Cassandre se firent entendre, allant à la rencontre de la furie qui venait de rentrer.

- Quelle entrée fracassante! Ce n'est pas parce que tu es chez toi que tu dois te sentir obligé de casser un objet précieux dès que quelque chose se passe de travers, fit Cassandre en bas, placide. Que t'est-il arrivé pour que tu sois dans un tel état? Marcel?

- Je casse ce que je veux justement, puisque chez moi, tu n'as rien à dire
, ronchonna Klaus, aussi aimable qu'une porte de prison. Il n'allait pas en plus se farcir une bonne femme mal lunée après cette soirée de cauchemar qui avait pourtant si bien commencé. Oh si ce n'était que lui! Il faut qu'en plus l'autre fou mette son grain de sel dans mes affaires.

- La Nouvelle-Orléans, ce n'est pas que TES affaires!

- Et bien ce ne sont pas les tiennes en tout cas, harpie.

Hayley se réveilla, sa petite tête échevelée dépassant des couvertures, les yeux bouffis de fatigue. Le voyant dans sa chambre, elle parvint à le regarder, dans une question muette.

- Tout va bien, je vais m'en occuper, rendors-toi.

La jeune femme n'attendit pas pour se laisser tomber parmi ses oreillers tandis qu'il regagnait le hall en trombe, sincèrement agacé par tout ce grabuge à une heure pareille. Sans surprise, il découvrit son cher frère hors-de-lui, comme à l'accoutumée , dans sa veste militaire noire à bouton de cuivre et faisant face à Cassandre dont l'interminable chevelure brune était ramenée en tresse jetée par dessus son épaule, tombant sur sa blouse crème. Entre eux se trouvait le tableau malforturné et une multitude d'éclats de verre étaient éparpillés un peu partout sur le sol de marbre blanc.

- Voulez-vous bien cesser de vous chamailler comme des enfants tout les deux?! S'impatienta Elijah, toujours très distingué dans son costume deux pièces, peu importe le moment de la journée. La jeune maman va finir par mourir d'une crise cardiaque avant que Marcel ou les sorcières ne lui règlent son compte.

- Tant mieux alors, ça nous fera un problème en moins,
bougonna l'hybride en toisant son frère d'un air morne, les bras croisés sur le torse. Dis à ta compagne de se tenir tranquille. Je ne la laisse pas vivre chez nous pour qu'elle me fasse la morale chaque jour. Rebekah remplit très bien ce rôle.

- Il a cassé le Van Gogh que je vous ai offert...

- On en  rachètera un , pas la peine de sortir les griffes pour si peu, ma douce. Nous allons discuter dans le salon, ici nous gênons trop Hayley.


Elijah serra la petite main de Cassandre dans la sienne et la mena jusqu'au petit salon, Klaus sur les talons, où les attendait déjà une bouteille fraîche de whisky. Une fois que chacun eut pris place dans son fauteuil, l'hybride plus à l'aise grâce à son verre d'alcool et le petit confort de sa demeure, raconta les événements de la soirée.
Elijah et Cassandre, l'un à côté de l'autre dans le sofa, les mains entrelacées, se toisaient en quête d'un commentaire juste, mais pas trop vexant à offrir à Klaus qui ruminait dans son coin, formentant déjà des plans sur la comète pour déloger cet enquiquineur de première.

- Klaus, je pense que l'élément le plus important là-dedans est la menace du Talamasca, osa enfin dire Elijah d'une voix très ferme, comme toujours. Lestat a raison.

- Et alors? Je me fiche de ces illuminés! Ils ne m'auront jamais. Marcel probablement, il n'est malin que quand on en vient à ces maudites sorcières. Quant à Lestat, il n'a pas à se servir de ça comme prétexte pour remettre les pieds ici et instaurer sa loi.

- Il n'est pas question d'instaurer sa loi
, précisa Cassandre.

- Ah non? Alors qu'il nous a clairement dit de cesser de nous battre avec Marcel car aucun de nous n'avait le droit de revendiquer le titre de roi.

- Ni l'un ni l'autre n'en a le droit, c'est vrai,
souffla Cassandre, le regard sévère, mais la voix étonnamment calme.

- Là n'est pas le problème! Coupa Elijah en exerçant une légère pression sur la main de sa compagne pour qu'elle se taise, bien qu'elle ai raison sur ce point. Klaus, si tu persistes à croire qu'il ne représente qu'un nouveau concurrent dans la course pour le pouvoir, tu vas droit dans le mur. Tu ne peux pas te permettre de te mettre un tel personnage à dos. Ecoute-le et tiens toi tranquille je te prie.

- Hors de question. C'est MA ville. Je suis responsable de la petite louve et notre enfant, certes, mais ça ne va pas m'empêcher de récupérer ce qui me revient de droit.

Musique

Sur ce, il s'en alla en un coup de vent, ne laissant derrière lui qu'un verre vide et le tissu du siège froissé. Cassandre lâcha un soupir excédé tandis qu'Elijah regardait le jardin par l'une des immenses fenêtres, désemparé face à tant d'entêtement et de mauvais caractère. Non, il ne voulait pas laisser tomber, ô grand jamais. C'était son frère, sa famille. Mais là ça devenait ingérable.

- Le convaincre de garder le bébé, d'avoir une famille aimante n'a pas suffit. Il va gâcher cette merveilleuse chance pour le pouvoir.

- Ton frère est un danger public! Non seulement il va bazarder cette chance d'être heureux avec sa famille, mais en plus il va tous nous faire tuer ou enfermer si il continue dans ce chemin, à n'en faire qu'à sa  tête! Je n'ai pas envie de mourir à cause d'une guerre stupide dont personne ne veut.


Elijah se redressa dans un bruissement de tissu, contrarié par cette attitude fraternelle alors qu'il pensait que cet avenir heureux l'assagirait un tant soit peu. Il avait toujours été borné et en quête de pouvoir, mais au point de se mettre le Talamasca et les enfants des millénaires à dos, c'était du suicide pur et simple. Pourtant, il avait encore ce fol espoir de pouvoir le guider sur le droit de chemin, d'éviter une crise , le rendre heureux quelques temps , jusqu'à la prochaine ou jusqu'à ce qu'il soit satisfait.
Bien entendu, ça allait être lui à de régler tout ces détails en coulisse, de parler, marchander, charmer les opposants et revenir à un semblant de paix.

- Nous venons de nous retrouver, je ne veux pas mourir maintenant, murmura Cassandre à présent à la fenêtre, la voix tremblante. Je suis trop vieille, mais nous n'avons pas vécu assez longtemps pour profiter d'être enfin réuni, de notre amour.

- Ne t'en fais pas, mon amour, je vais m'en occuper. Je vais tout faire pour nous sauver, toi et ma famille. Si ça ne marche pas, nous serons ensemble jusqu'à la fin malgré tout.


Elle pleurait malgré tout. Malgré tout ce qu'elle avait traversé, enduré, elle pleurait devant la menace de se voir un jour séparé de lui alors qu'ils leur avait fallu un millénaire pour être enfin ensemble. Il faut dire qu'elle s'était battue corps et âmes pour lui et elle avait gagné. Les larmes de sang sillonnaient ses joues blafardes, faisait couler son rimmel alors qu'elle s'agrippait à ses bras, ses mains formant comme des serres. Il avait toujours été très intriguée par ce sang. Chez eux, il n'était jamais visible. Dehors, le vent se levait encore plus fort, faisant battre les branches des arbres contre les vitres.
Il baisa ses larmes du bout des lèvres, à la fois amour et soif avant de l'embrasser tendrement puis enfouir le visage de sa chevelure parfumée à la vanille. Son corps frêle et pourtant si dur , si âgé s'affala contre le sien alors qu'elle calait son visage au creux de sa nuque dans un sanglot lamentable. Elijah n'avait pas les mots pour la réconforter, il ne pouvait qu'agir dorénavant, mais il fallait avouer qu'il avait peur. Si son frère allait trop loin, une pirouette de rattrapage ne suffirait pas cette fois. On ne pouvait pas apaiser les anciens ainsi qu'un tel organisme avec des mots mielleux. Finalement, Klaus allait peut être réellement signer l'extinction des vampires.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Alors , pas trop perdus avec tout ces personnages? Ces informations? Y-a-t-il certaines choses qui vous intriguent plus que d'autres? J'attend vos commentaires Very Happy
Pour les puristes, ne vous en faites pas, on va voir le trio et les autres Wink


Dernière édition par BiancaCistrine le Mer 6 Nov - 19:40, édité 1 fois
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Blue Moon. le Mar 5 Nov - 14:29

Bianca. :démon: 

Ton écriture est juste magnifique, super agréable à lire et on entre facilement dans ton histoire. Smile
Je ne regarde pas TB mais j'adore ton histoire tout comme tes intrigues... :love: J'aime énormément Caroline ainsi que les musiques choisies. :amour: 

Bref, j'aime ! :bigsmile: bounce 

Vivement la suite ! bounce cat 
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Mandine le Mar 5 Nov - 20:13

OUAHOU OUAHOU OUAHOU :démon: :chibilove: Je viens de lire tous tes chapitres d'une traite et que dire ... Ton style d'écriture est vraiment sublime Bianca. Je m'incline vraiment. :respect: Tu est pour moi à présent l'une des seule personne que j'ai eu le loisir de lire a écrire aussi bien.

Le mélange des univers est divinement réalisé. J'apprends a connaître et à apprécier les personnages de True Blood. L'environnement et la noirceur de l'histoire est profonde. J'adore tout simplement. Ton récit est sans faute ou avec très peu. C'est un réel plaisir pour les yeux.

Je finirais par dire qu'en plus de ça l'héroïne de l'histoire est Caroline primordialement et c'est ce qui me fait d'autant plus aimer ton récit.

On en décroche plus on est avide d'avoir la suite... L'intrigue est très bien montée. Et le caractère des personnages bien gardé. Je suis pressée d'en savoir plus sur les personnages de True Blood et je pense que grâce a toi je vais me mettre a regarder cette série. Very Happy

En bref je te dis félicitation. Un grand coup de coeur. :chibilove:

Tu peux désormais me compter parmis tes ferventes lectrices ! Smile  
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

Message par Bianca le Mar 5 Nov - 20:20

Merci beaucoup Blue et Mandine pour vos superbes commentaires :amour:  Je suis vraiment très touchée de voir que ça vous plaise autant.
Le super point, comme d'habitude, c'est que je peux vous faire découvrir True Blood et apprécier Caroline sous un autre angle!

Vous m'avez vraiment motivée à vite écrire la suite (et vous en faites le plaisir va durer car j'ai un gros programme pour la suite)!

Alors quels sont vos personnages favoris pour l'instant?
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Re: The Big Lie [CHAP 20 part 2]

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